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Macron présente le service militaire volontaire à Varces (Isère)

par charles
France

Emmanuel Macron est en déplacement en Isère, à Varces, pour détailler les grandes lignes du futur service militaire volontaire et rappeler la fin du service national universel. Le président affirme que ce dispositif, inscrit dans un contexte international tendu, sera volontaire et destiné à renforcer les armées tout en offrant une expérience d’engagement civique à des jeunes majeurs. Les autorités assurent qu’il ne s’agit pas d’une réactivation de la conscription et que le projet sera phasé selon les disponibilités budgétaires et les besoins opérationnels. Cette annonce s’inscrit dans une série d’alertes sur les risques géopolitiques et sur la nécessité d’imaginer de nouvelles formes d’engagement pour la jeunesse.

À Varces, Macron présente le service militaire volontaire et la fin du SNU

Sur le site de la 27e Brigade d’infanterie de montagne, le président doit prononcer un discours sur ce dispositif et signer l’enterrement du service national universel (SNU) qui lui était cher. Le discours est attendu auprès des militaires et des jeunes engagés dans les dispositifs existants, dont le SMV et le SMA, pour rappeler que le SNU n’a pas pu être généralisé et qu’il évolue vers une approche plus volontaire et militaire.

Selon l’Élysée, «la nécessité de donner à la jeunesse un nouveau cadre pour servir au sein de nos armées et répondre à son envie d’engagement» est au cœur du projet.

Les premières indications prévoient 2 000 à 3 000 personnes la première année, puis une montée en puissance avec un objectif à terme de 50 000 volontaires par an. La durée envisagée serait de dix mois et le dispositif prévoit une rémunération à hauteur de plusieurs centaines d’euros. En parallèle, l’actuel service militaire volontaire (SMV) et son équivalent ultramarin, le SMA, perdureront, chacun avec des objectifs spécifiques d’insertion et de formation.

Macron à Varces, Isère, lors de l’annonce du service militaire volontaire
Macron annonce le service militaire volontaire à Varces, Isère.

Évolution du dispositif: phasage, objectifs et budget

Le projet est présenté comme phasé dans le temps, afin de pouvoir héberger et former les jeunes sans peser de façon immédiate sur le budget public. Un conseiller du chef de l’État évoque une progression prudente et réaliste, qui tient compte de l’état des disponibilités actuelles.

Les chiffres restent inchangés par les autorités: «2 000 à 3 000 personnes la première année» et «50 000 par an» à terme, avec une durée potentielle de dix mois et une rémunération qui reste «à hauteur de plusieurs centaines d’euros».

En parallèle, l’actuel SMV, créé en 2015 et le SMA, près de 6 000 jeunes par an, continueront d’exister comme dispositifs de formation et d’insertion professionnelle, avec un encadrement militaire.

La question de l’évolution internationale est évoquée à l’échelle européenne: douze pays ont préservé ou rétabli la conscription, et une demi-douzaine d’autres envisagent un service volontaire, y compris des modèles inspirés par la Norvège.

Contexte géopolitique et réactions

Dans ce contexte de tensions accrues, Emmanuel Macron a évoqué une «montée des périls» et les menaces venues principalement de Russie.

Le général Fabien Mandon a déclaré la semaine dernière que le pays devait restaurer sa «force d’âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l’on est» et être prêt à «accepter de perdre ses enfants».

Côté réactions, une partie de la gauche a jugé ces propos «va-t-en-guerre», tandis que le Rassemblement national a dénoncé une «faute» et rappelé que les Français n’étaient pas «prêts à aller mourir pour l’Ukraine».

Les autorités ont tenté d’apaiser le débat tout en affirmant la nécessité d’alerter et de préparer les esprits aux risques géopolitiques.

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