Emmanuel Macron a réaffirmé lors d’un entretien avec des lecteurs du groupe EBRA à Mirecourt sa volonté de réguler les réseaux sociaux et d’envisager l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. « Avant 15-16 ans, les réseaux sociaux ne sont pas une bonne chose car on a pas consolidé suffisamment sur le plan affectif, émotionnel et cognitif. Le cerveau n’est pas mûr pour être exposé à cela », a déclaré le chef de l’État. Il a aussi précisé: « On a sorti le portable des collèges. On va l’élargir au lycée la rentrée prochaine ». « Vous aurez des jeunes qui auront été habitués à autre chose », a-t-il ajouté. Il a évoqué une éventuelle action judiciaire « en référé » contre les fausses informations diffusées sur les réseaux sociaux pour pouvoir les bloquer en urgence. Depuis la rentrée 2025, la pause numérique est généralisée dans tous les collèges, et le sujet pourrait toucher les lycées à la prochaine rentrée.
À Mirecourt, Macron annonce l’élargissement de l’interdiction des portables au lycée
Le chef de l’État a confirmé que les portables ne seraient plus autorisés au lycée à la prochaine rentrée, après l’interdiction déjà en vigueur dans les collèges.
Il a aussi indiqué qu’il lancerait « une grande campagne à l’intention des parents » pour leur rappeler leur rôle dans cette transition et a ajouté: « on va l’élargir au lycée la rentrée prochaine ».

Le président a aussi souligné un lien entre les réseaux sociaux et la santé mentale des jeunes: « on a clairement un lien de corrélation » entre les réseaux sociaux et le problème de santé mentale des jeunes.
Concernant l’arsenal contre les contenus nuisibles, Macron a évoqué une possible action judiciaire « en référé » pour bloquer rapidement des publications jugées nuisibles, et a rappelé que la pause numérique est en place dans les collèges depuis 2025, avec une perspective d’application dans les lycées.
Cadre juridique et enjeux liés à la désinformation
Sur le volet sécurité et information, Macron a évoqué la nécessité d’un cadre juridique pour lutter contre la désinformation et les contenus abusifs sur les réseaux. Il a évoqué l’usage possible d’un mécanisme de type « référé » pour agir rapidement.
À titre d’illustration, il a évoqué qu’un « référé » pourrait permettre de faire retirer rapidement des informations trompeuses en 48 heures et d’obliger le harceleur présumé à « fermer » ses publications lorsque cela toucherait à la sincérité d’un scrutin.
Il a aussi partagé son expérience personnelle face aux campagnes de désinformation qui entourent le couple présidentiel, et a insisté sur la nécessité d’un cadre rapide et efficace pour répondre à ces phénomènes.

Le sujet est suivi avec attention par les journalistes et les acteurs concernés, qui attendent des précisions sur les prochaines étapes et l’application de ces mesures dans l’éducation nationale.