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Emmanuel Macron a annoncé vendredi 28 novembre 2025 sa volonté d instaurer une action judiciaire «en référé» contre les fausses informations ou les informations attentatoires à la dignité diffusées sur les réseaux sociaux, afin de les bloquer en urgence. Il a précisé vouloir inscrire ce nouveau référé dans le droit français «le plus vite possible» et pouvoir statuer en 48 heures. Cette proposition a été formulée lors d un échange avec les lecteurs de la presse régionale du groupe EBRA à Mirecourt, dans les Vosges, dans le cadre d une tournée sur la régulation des réseaux et des algorithmes. Le président a rappelé avoir été confronté à des harcèlements et à des rumeurs, et il a insisté sur l absence actuelle de mécanismes rapides pour saisir le juge, soulignant qu il fallait y remédier.
À Mirecourt, Macron propose un référé en 48 heures
Le chef de l État a réaffirmé son intention de doter le système juridique d un outil d urgence pour les contenus nuisibles. Il a décrit un mécanisme permettant au juge de statuer en 48 heures et d enjoindre la suppression des publications par la plateforme lorsque la réalité des faits est en cause.
«On est totalement démuni. C est-à-dire que ça prend un temps fou, ça continue, les gens le voient, il y a des fadas pour penser que c est vrai. Et puis ça, ça vous mine», a déclaré le chef de l État. «Et là, on n a aucun moyen de saisir le juge. Et donc ce vers quoi il faut qu on aille, c est de mettre vraiment en place» un «système de référé» pour demander au juge «de statuer en 48 heures» et «d obliger» le harceleur présumé à «fermer» ses publications, a-t-il plaidé. Il a pris l exemple de ce qui existe «dans le domaine politique» : «on peut faire un référé ‘fausse information’ quand il y a une fausse information sur quelqu’un, en 48 heures le juge peut obliger la plateforme à retirer parce que ça va toucher à la sincérité du scrutin».

Des mécanismes similaires existent déjà et des enjeux juridiques
Le chef de l État a évoqué des mécanismes qui existent déjà «dans le domaine politique» et qui visent à préserver la sincérité du scrutin lorsque des informations fausses circulent. «On peut faire un référé ‘fausse information’ quand il y a une vraie information sur quelqu’un, en 48 heures le juge peut obliger la plateforme à retirer» une publication, a-t-il expliqué.
Après Toulouse et Arras, il a poursuivi sa tournée des titres de la presse régionale pour échanger sur la démocratie face aux risques que font peser les réseaux sociaux et les algorithmes. Il a aussi évoqué le sujet des faux comptes et la vérification par les plateformes, un combat qui serait, selon lui, mené au niveau européen, afin de limiter les ingérences étrangères et les manipulations.

Selon EBRA et d autres quotidiens, «on doit s’assurer que les réseaux sociaux vérifient qu’il y a bien quelqu’un derrière chaque compte», un volet jugé crucial pour lutter contre les ingérences et les faux profils dans un cadre européen.
Contexte démocratique et réactions
Les réseaux sociaux et l intelligen ce artificielle sont utilisés par des puissances étrangères pour déstabiliser nos démocraties, résument plusieurs journaux locaux qui évoquent ce risque dans le cadre du débat sur la régulation et la vigilance informationnelle.
Le couple présidentiel est aussi confronté à des campagnes de désinformation et à des rumeurs, notamment celles affirmant que Brigitte Macron serait née homme. Cette infox a été reprise et amplifiée sur les réseaux et a donné lieu à une action judiciaire en diffamation aux États-Unis visant Candace Owens, dernière étape d un épisode qui a nourri l attention internationale.