Le prix du carburant en France pourrait augmenter de 4 à 6 centimes par litre dès le 1er janvier 2026, lié à l’enveloppe des certificats d’économies d’énergie (CEE). Le mécanisme, qui finance les économies d’énergie via les opérateurs, rebat les chiffres du coût à la pompe et des factures des ménages. Dans ce contexte, les chiffres avancés par les acteurs du secteur alimentent un échange entre soutiens et objections sur l’ampleur du phénomène.
\n
Impact sur le prix à la pompe et la facture des ménages à partir du 1er janvier 2026
\n
Selon les chiffres évoqués, l’enveloppe globale va passer de 6 à 8 milliards d’euros, une hausse de deux milliards qui serait en partie répercutée sur le prix à la pompe. Une estimation montre qu’un plein moyen de 30 litres pourrait se traduire par un surcoût d’environ 2 euros.
\n
« Etant donné que la distribution des carburants est très compétitive, du fait notamment de la présence des grandes surfaces, les marges nettes des distributeurs, ce qui leur reste quand ils ont remboursé tous leurs coûts sont estimées à 1 à 2 centimes par litre. Quand on parle d’un surcoût de 4 à 6 centimes par litre, les distributeurs ne peuvent pas l’encaisser », explique-t-il.
\n
Selon Olivier Gantois, président de l’Union française des compagnies pétrolières, le cadre du CEE pousse à cette hausse et elle se diffusera sur les prix de détail, avec un impact direct sur le coût du plein moyen de 30 litres, potentiellement autour de 2 euros supplémentaires.
\n
\n\n
Position de l’État et réponses des distributeurs
\n
Si le gouvernement assure que ces dernières ont les moyens d’absorber le surcoût engendré par la hausse des certificats d’énergie, ce n\’est pas l’avis d’Olivier Gantois, président de l’Union française des compagnies pétrolières.
\n
Dans ce cadre, l’enveloppe passerait de 6 à 8 milliards d’euros et les projections sur le coût par plein constituent des signaux qui motivent les discussions entre pouvoirs publics et acteurs privés sur la gestion et le financement de l’énergie. Le mécanisme CEE continue de faire l’objet d’ajustements et de débats sur sa capacité à soutenir les économies sans alourdir exagérément le budget des ménages.