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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est rendu à Paris pour rencontrer son homologue français Emmanuel Macron dans le but de renforcer le soutien à Kyiv, tandis que des responsables de la défense ukrainiens et européens se réunissaient à Bruxelles pour discuter de la sécurité collective et de la situation en Ukraine.
Ces rencontres interviennent lundi au cœur d’une intense activité diplomatique visant à mettre fin à près de quatre ans de conflit. L’enjeu principal reste la recherche d’une paix durable et équitable pour l’Ukraine.
Rencontre à Paris
Avant l’entretien, le cabinet d’Emmanuel Macron a indiqué que les deux présidents aborderaient les conditions nécessaires pour parvenir à « une paix juste et durable ». L’objectif affiché est d’ouvrir de nouvelles perspectives pour des pourparlers efficaces.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré au journal La Tribune Dimanche que la rencontre visait « à faire avancer les négociations ». Il a ajouté que « la paix est à portée de main, si [le président russe] Vladimir Poutine abandonne son espoir illusoire de reconstituer l’empire soviétique en soumettant d’abord l’Ukraine ».
Réunions à Bruxelles et préoccupations européennes
À Bruxelles, une réunion des ministres de la Défense de l’Union européenne s’est tenue lundi, en présence du ministre ukrainien de la Défense Denys Chmyhal. Les alliés européens de Kyiv cherchent à éviter tout accord qui impliquerait de céder une partie du territoire ukrainien en contrepartie d’un règlement permanent.
Les ministres ont également exprimé leur inquiétude quant à la possibilité d’une « amnistie générale » qui empêcherait la poursuite pénale des responsables russes pour les crimes commis en Ukraine.
- Objectif européen : préserver l’intégrité territoriale de l’Ukraine.
- Réserve majeure : empêcher l’impunité pour les violations du droit international.
Progrès diplomatiques et points de tension
Sur les réseaux sociaux, Zelensky a indiqué avoir informé le président finlandais Alexander Stubb des « signaux » reçus de la partie américaine, après des pourparlers entre négociateurs ukrainiens et américains qui ont eu lieu dimanche en Floride.
Il a aussi confirmé des échanges avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le dirigeant Mark Rutte, soulignant que « ce sont des jours importants, et beaucoup de choses peuvent changer ».
Les discussions en Floride ont été qualifiées de « très constructives » par Zelensky, qui a toutefois reconnu l’existence « de quelques questions difficiles à résoudre ».
Position américaine et suite des négociations
Les entretiens marquent des évolutions par rapport à la proposition de paix en 28 points initialement présentée par le président américain Donald Trump, jugée favorable à la Russie par Kyiv et ses alliés européens.
Dimanche, le président Trump a déclaré à bord d’Air Force One qu’« il y a de bonnes chances que nous puissions conclure un accord », tout en ajoutant que l’Ukraine avait « quelques petits problèmes difficiles ».
Deux jours plus tôt, Andriy Yermak, chef de cabinet de Zelensky et principal négociateur ukrainien, a démissionné dans le sillage d’un scandale de corruption lié au secteur de l’énergie.
- État des négociations : avancées jugées positives mais obstacles persistants.
- Prochaine étape : envoi de représentants américains à Moscou pour poursuivre les discussions.
Rôle des médiateurs et réactions
Marco Rubio, présenté dans certains comptes rendus comme secrétaire d’État américain, a salué les pourparlers en Floride comme une réussite tout en estimant qu’« il reste du travail à faire ». Il a souligné la complexité du dossier et la nécessité d’impliquer d’autres parties à la table des négociations.
Les envoyés américains Steve Witkoff et Jared Kushner doivent rencontrer Vladimir Poutine à Moscou pour discuter du dernier projet d’accord de paix. Cette visite suscite des réactions mitigées en Russie.
Depuis Moscou, des reportages indiquent une volonté majoritaire des Russes d’en terminer avec le conflit, mais peu d’enthousiasme apparent à l’égard de la délégation américaine attendue.
Situation sur le terrain
Sur le plan militaire, le ministère russe de la Défense a annoncé lundi la prise de la localité de Klynove, dans la région de Donetsk. Cette information n’a pas pu être confirmée de manière indépendante.
La ténacité des positions et les revendications maximalistes de Moscou compliquent le processus : Vladimir Poutine affirme qu’il mettra fin à la guerre uniquement si les troupes ukrainiennes se retirent de quatre régions annexées illégalement en 2022, menaçant d’utiliser la force en l’absence de retrait.
Attaque meurtrière à Dnipro
Au moins quatre personnes ont été tuées et 40 autres blessées, dont 11 grièvement, lors d’une attaque au missile russe sur la ville ukrainienne de Dnipro lundi, a indiqué Vladyslav Gaivanenko, gouverneur par intérim de la région de Dnipropetrovsk.
Le maire de Dnipro, Borys Filatov, a rapporté que quatre immeubles résidentiels et un établissement scolaire du centre-ville ont été endommagés. Les opérations de recherche et de sauvetage étaient toujours en cours.
- Attaques nocturnes : la Russie a lancé 89 drones d’attaque et leurres, dont 63 ont été abattus ou brouillés, selon l’Ukraine.
- Réplique russe : le ministère de la Défense russe a affirmé avoir abattu 32 drones ukrainiens dans 11 régions et la mer d’Azov.