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Ligue 1 : enquête et tensions après incidents violents à Nice

par Lea
France

L’OGC Nice a annoncé mardi qu’il allait déposer une plainte contre X, comme deux joueurs l’ont déjà fait, après les violences provoquées dimanche par certains de ses supporters en colère. Ces incidents ont suscité une ouverture d’enquête et déclenché de nombreuses condamnations politiques. Le club, en accord avec son propriétaire Ineos, a précisé à l’AFP qu’il portait plainte contre X dans le cadre de ces faits. Le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, avait par ailleurs annoncé l’ouverture d’une enquête pour violences aggravées, participation à un groupement préparant des violences ou dégradations et non-empêchement d’un délit contre l’intégrité corporelle. L’enquête, confiée à la police judiciaire, est accompagnée de nombreuses auditions en cours.

Dans la nuit de dimanche à lundi, près de 200 supporters ultras s’étaient rassemblés devant le centre d’entraînement, exprimant leur colère face aux joueurs et à la direction après le déplacement raté à Lorient, conclu par une défaite 3-1. Le club était revenu de Lorient après cette contre-performance, qui marquait leur sixième défaite toutes compétitions confondues sur la période récente. Des témoins ont décrit un rassemblement tendu devant les accès au centre d’entraînement niçois.

Selon plusieurs sources, les attaquants Terem Moffi et Jérémie Boga et le directeur sportif Florian Maurice ont été pris pour cible lors de ces incidents. Une source au fait des événements a ensuite confirmé à l’AFP que Boga avait reçu une ITT d’une durée de cinq jours et qu’il avait déposé plainte contre X. D’autres médias sportifs évoquent que Moffi serait le deuxième joueur à déposer plainte, sans que le parquet ne confirme l’identité des personnes concernées.

Le parquet a précisé que les déclarations des joueurs confirmaient qu’en sortant du bus, ils avaient été touchés par des coups de poing, des coups de pied et des crachats, tout en étant insultés par des supporters portant des cagoules ou le visage masqué. Dans la matinée de mardi, la Ligue de football professionnel (LFP) a indiqué qu’elle se constituerait partie civile dans les plaintes déposées et qu’elle condamnait des violences jugées totalement inacceptables.

La ministre des Sports Marina Ferrari a rejoint ces condamnations en affirmant que rien ne pouvait justifier ces actes et en appelant à des sanctions. Le maire de Nice, Christian Estrosi, a lui aussi demandé un retour au calme et à la sérénité, assurant qu’il ne cautionnerait jamais les violences physiques et les intimidations. Il a annoncé qu’il allait s’entretenir avec le propriétaire du club et ses représentants.

Avant l’annonce officielle de sa plainte mardi, l’OGC Nice avait indiqué lundi comprendre la frustration liée à la série de contre-performances tout en condamnant fermement des débordements jugés inacceptables.

En parallèle, Franck Haise, l’entraîneur niçois, n’a pas souhaité s’exprimer mardi pour le moment. Du côté des ultras, un communiqué publié par la Tribune Populaire Sud a précisé ne pas être à l’origine de la manifestation et a assuré que certains cadres avaient contribué à l’apaisement et à la dispersion du rassemblement, tout en niant des violences ou dégradations évoquées par les joueurs.

Plusieurs incidents impliquant des supporters niçois avaient déjà marqué les saisons passées. En août 2022, le match Nice-Marseille avait été interrompu lorsque des membres de la Tribune Populaire Sud étaient descendus sur le terrain pour en découdre avec les joueurs marseillais, notamment Dimitri Payet, qui avait été touché par une bouteille jetée des tribunes. Début 2025, contre Marseille, la même tribune avait exhibé une banderole jugée raciste et injurieuse par l’OM et la Ligue, et la tribune avait été fermée pour trois matches.

Alors que Nice reste sur une série de six défaites en championnat et en Ligue Europa, le match prévu dimanche à 15 h face à Angers à l’Allianz Riviera pourrait se dérouler dans une atmosphère particulièrement tendue, entre les craintes de débordements et les appels au calme des autorités sportives et municipales.

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