Sur le plateau de TF1, Maud Bregeon a assuré que le gouvernement ne cherche pas à passer en force et qu’il renonce à augmenter les franchises médicales dans le budget de la sécurité sociale, du moins pour le moment. Cette prise de position intervient alors que l’Assemblée doit se prononcer sur la partie recettes du budget. Le sujet demeure l’un des points les plus sensibles du dossier, et l’annonce est présentée comme une clarification dans un contexte de negotiations budgétaires.
Maud Bregeon a répété: « Il n’y aura pas d’augmentation des franchises médicales dans le budget. » Elle a ajouté que, si l’on renonçait à cette mesure, il faudrait identifier d’autres économies à réaliser dans le cadre du budget. Elle a insisté sur l’absence de majorité pour soutenir une hausse des franchises dans ce contexte. L’objectif est de préserver l’équilibre financier sans recourir à des augmentations contestées.
Cette proposition ne fait pas consensus au sein de la majorité. L’ancien Premier ministre Michel Barnier affirme qu’il ne votera pas le texte dans sa forme actuelle. Maud Bregeon a demandé quelle alternative serait envisageable et comment agir sans recourir à une loi spéciale autorisant le report du budget de l’année précédente. Elle a rappelé que des heures de débats restent à venir à l’Assemblée nationale.
Ce jeudi, Amélie de Montchalin a déclaré devant les députés qu’elle ne tablerait plus sur le doublement des franchises. Elle a ajouté que le gouvernement prend acte du fait que la majorité ne partage pas l’objectif et que la mesure ne peut être intégrée dans les projections financières. Selon elle, l’objectif est de traiter les questions budgétaires sans imposer une modification qui manquerait de soutien.
Les franchises médicales correspondent au reste à charge payé par les patients, par exemple pour les boîtes de médicaments. Dans le projet de sécurité sociale pour 2026, le gouvernement envisageait de doubler ces franchises, passant de 1 € à 2 €. Cette mesure aurait rapporté environ 2,3 milliards d’euros. Pour l’heure, elle n’est pas retenue et d’autres mesures d’économies pourraient être envisagées.