La direction générale du renseignement du ministère ukrainien de la Défense (GUR) affirme avoir détruit, dans la nuit du 3 au 4 décembre, un avion de chasse russe MiG-29 sur l’aérodrome de Kacha, en Crimée, par une frappe menée par une unité des forces spéciales dénommée Ghost, utilisant des drones de combat longue portée. Cette assertion n’a pas été corroborée de façon indépendante, et Moscou n’a pas confirmé la destruction. Kiev affirme néanmoins que l’appareil touché est bien un MiG-29 et publie des éléments issus d’un communiqué relayé sur Telegram par le GUR.

Selon le communiqué, la frappe a été menée dans la nuit du 3 au 4 décembre par l’unité des forces spéciales « Ghost » sur l’aérodrome de Kacha, au nord de Sébastopol. Dans la même nuit, le système radar de l’aérodrome d’Irtysh, près de Simferopol, aurait été touché, et les deux attaques auraient été réalisées par des drones à longue portée de type non précisé.
L’avion de chasse touché est identifié par les services ukrainiens comme un MiG-29KR ou KUBR Fulcrum, des versions modernes des intercepteurs russes. Le coût estimé de ces appareils modernisés se situe autour de 30 millions de dollars — soit environ 27,6 millions d’euros — et ils sont conçus pour emporter jusqu’à 4,5 tonnes d’armement, avec des capacités offensives telles que six missiles air-air à moyenne portée R-77 et, selon certaines configurations, quatre missiles antinavires Kh-35.
Reste que l’information n’a pas été vérifiée par des médias indépendants. The War Zone rappelle que l’aérodrome de Kacha n’est pas typiquement un point de départ pour des sorties MiG-29 dans le cadre du conflit, ce qui alimente les spéculations. Selon Stefan Büttner, expert en infrastructures de bases aériennes de l’armée russe, l’appareil présenté dans les images pourrait avoir été déployé comme leurre, afin d’attirer des frappes ukrainiennes et de protéger d’autres installations. Une hypothèse possible est qu’il s’agisse d’un MiG-29KUB/KUBR retiré du service, soit en raison d’un incident technique coûteux, soit d’un choix opérationnel qui rendrait sa perte moins lourde pour l’aviation russe.
Quoi qu’il en soit, l’incident illustre les enjeux autour des productions militaires et des témoignages en ligne, tout en restant non vérifié par des sources indépendantes. Si les détails s’avèrent exacts, il pourrait s’agir d’un élément susceptible d’influencer les perceptions sur l’évolution du conflit et sur la robustesse des systèmes de défense aérienne dans la péninsule occupée.