La Côte d’Ivoire a officiellement investi Alassane Ouattara pour un quatrième mandat le lundi 8 décembre, lors d’une cérémonie au palais présidentiel d’Abidjan, a constaté un journaliste de l’AFP. «Devant le peuple souverain de Côte d’Ivoire, je jure solennellement et sur l’honneur de respecter et de défendre fidèlement la Constitution, d’incarner l’unité nationale (…) de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge dans l’intérêt supérieur de la nation», a déclaré Alassane Ouattara, 83 ans, main droite levée et main gauche sur la Constitution. Il avait été réélu fin octobre avec près de 90% des voix au premier tour.

À Abidjan, investiture et serment
La cérémonie s’est tenue au palais présidentiel en présence d’un large dispositif diplomatique et politique. Onze chefs d’État africains étaient présents, issus d’Angola, Congo-Brazzaville, Djibouti, Gabon, Sénégal, Comores, Ghana, Gambie, Liberia, Sierra Leone et Mauritanie, selon les organisateurs. Hors Afrique, la France était représentée par Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale.
Le déroulement a aussi été l’occasion d’un examen de la scène régionale: Ouattara avait été réélu dès le premier tour avec 89,77 % des voix et une participation de 50,10 %. L’opposition était absente du scrutin, phénomène largement commenté sur le continent.

Promesse de stabilité et transition générationnelle
Dans son allocution, Ouattara a décrit ce mandat comme celui de la « transition générationnelle » : « C’est un acte de responsabilité et de maturité politique », assure-t-il, et il a ajouté qu’il veut voir émerger « une élite politique et administrative intègre, compétente et profondément attachée à l’intérêt général ». Il a aussi salué le rôle des partenaires régionaux, tout en rappelant que le progrès dépend de la stabilité et de la continuité des institutions.