Le car Langres-Is-sur-Tille restera à quai en 2026. Cette expérimentation, menée pendant deux ans entre Langres et Dijon via Is-sur-Tille, n’a pas trouvé son public, malgré un investissement conséquent de la Région Grand Est.

À mi-parcours, l’exploitation a enregistré 2 237 voyageurs entre janvier et octobre 2024. La fréquentation restait modeste, atteignant environ 300 voyageurs par mois en juillet et en août. Le coût annuel de l’opération s’élevait à 236 000 €. Thibaud Philipps, vice-président chargé des transports, rappelle que la progression ne s’est pas poursuivie et que, compte tenu des chiffres, la ligne devenait peu rentable.
Le trajet dépendait d’une correspondance TER à Is-sur-Tille pour atteindre Dijon, et cette rupture de charge prolongeait le parcours. Il fallait 1 h 46 pour rejoindre Dijon, soit une heure de plus qu’en train. Les associations de défense des usagers avaient souligné ces handicaps, et l’entrée des cars à Dijon n’a pas été autorisée. Un trajet direct jusqu’à Valmy aurait évité cette rupture de charge.
Par ailleurs, sur une autre desserte, les flux ont évolué: la desserte Nancy-Lyon via Culmont-Chalindrey a enregistré un taux de remplissage de 85 %. Une seconde rotation a été lancée le 14 décembre. La Région affirme investir 5 millions d’euros sur cette ligne et déclare que la recette supplémentaire s’élève à 10 millions d’euros.
Pour désenclaver le Sud Haute-Marne, deux allers-retours par jour en semaine et le transport à la demande Linggo sont envisagés afin d’accroître la mobilité locale.