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La résidence de Vladimir Poutine est au cœur des échanges entre Moscou et ses adversaires, après la publication par le Kremlin d’une vidéo prétendument tournée lors d’une attaque par drones et l’affirmation que l’Ukraine en serait l’autrice. Kiev dément et rappelle l’absence de preuves solides, tandis que l’Union européenne dénonce des accusations infondées visant à dévier l’attention des pourparlers de paix. Dans ce contexte, les réactions diplomatiques et les analyses militaires se multiplient, sans que le récit ne soit encore vérifié de manière indépendante.
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Des images diffusées par Moscou et les questions de vérification
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Selon le ministère russe de la Défense, la vidéo diffusée montre un soldat au visage masqué près des débris d’un drone et présente une carte retraçant la trajectoire des engins lancés dans l’attaque présumée contre la résidence de Poutine la nuit du dimanche au lundi. Le ministère affirme que l’appareil portait une charge explosive de six kilos et que 91 drones auraient été impliqués, une version que Kiev conteste et qualifie de mensongère.
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« Bien sûr, nos partenaires peuvent vérifier que c’est faux grâce à leurs capacités techniques », a déclaré Volodymyr Zelensky lors d’une conférence de presse en ligne, tandis que l’entourage de Kiev a souligné l’absence de preuves indépendantes.
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La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a dénoncé ce mercredi que ces accusations visaient à faire « dérailler » les efforts de paix avec l’Ukraine, affirmant sur X que « L’affirmation de la Russie selon laquelle l’Ukraine aurait récemment pris pour cible des sites gouvernementaux clés en Russie a pour but de faire diversion ». Selon d’autres analyses, Moscou présentait aussi une carte retraçant les mouvements et a mis en avant des témoignages pour étayer sa version.
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Réactions internationales et contexte diplomatique
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Sur le plan international, l’Union européenne a qualifié les accusations russes d’infondées et a invité à des vérifications crédibles afin d’éviter toute instrumentalisation du conflit. Sur X, la chef de la diplomatie européenne a insisté sur le fait que ces affirmations servent à détourner les efforts de paix, rappelant que « L’affirmation de la Russie selon laquelle l’Ukraine aurait récemment pris pour cible des sites gouvernementaux clés en Russie a pour but de faire diversion ». Dans le même temps, Moscou a répété ses accusations et a assuré que Kiev était l’auteur potentiel de l’attaque, déclarant que les 91 drones « ont été impliqués », selon des sources russes.
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Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a averti que « les conséquences (de cette attaque) se traduir[a]nt par un durcissement de la position de négociation de la Fédération de Russie », rappelant que les échanges diplomatiques se poursuivaient dans le cadre des négociations en cours. De leur côté, des analyses comme l’ISW ont exprimé des doutes sur la véracité des éléments photographiques et vidéos publiés, et ont signalé qu’« il n’a pas été vu d’images amateurs ou de médias russes qui sont d’habitude publiées après des frappes ukrainiennes en profondeur ». Franceinfo a aussi indiqué que la date et le lieu exacts de la prise de la vidéo n’étaient pas vérifiables par ses rédactions.
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Contexte et incertitudes
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Cette affaire s’inscrit dans un contexte de pourparlers diplomatiques entamés depuis novembre pour tenter de mettre fin au conflit déclenché par l’offensive russe et dans lequel les autorités et les analystes mettent en garde contre les risques de manipulation des faits. Si les partisans de Kiev dénoncent une tentative de Moscou de justifier un durcissement des positions, les responsables européens appellent à la prudence et à l’évaluation indépendante des preuves, afin d’éviter que des accusations non vérifiées n’affectent les négociations. Dans ce cadre, les corrections, les vérifications et les réactions des partenaires occidentaux restent au cœur de l’attention, sans que l’histoire ne soit définitivement tranchée.