Le Sirtom de Chagny poursuit une double ambition : réduire son impact environnemental et optimiser sa logistique et ses coûts, dans le cadre d’une intégration progressive à la filière BioGNV locale. Le BioGNV est du biométhane destiné aux véhicules, présenté comme carburant alternatif. L’enjeu est d’allier performance opérationnelle et réduction des émissions en s’appuyant sur une infrastructure existante dans la région. Cette approche vise à renforcer l’autonomie énergétique du territoire tout en valorisant les déchets locaux.
Le premier essai a été effectué sur un camion fonctionnant au gaz, suivi d’un deuxième sur un camion électrique, dans l’objectif de basculer vers une carburation alternative. Le choix des futurs camions-bennes à ordures ménagères (BOM) se joue entre les technologies électrique et BioGNV, chacune offrant des avantages propres au territoire. L’atout principal réside dans une infrastructure de traitement et de valorisation des déchets déjà avancée, qui peut soutenir une filière locale de carburant.
Boucler la chaîne avec le BioGNV passe par l’usine Ecocea, exploitée par le Smet 71, qui valorise déjà une grande partie des déchets ménagers non triés par méthanisation. Ce processus produit du biométhane et l’injecte dans le réseau gazier. L’objectif est de créer une boucle courte et locale : les déchets collectés servent à produire le carburant utilisé par les camions de collecte, renforçant ainsi le bilan carbone et l’autonomie énergétique.
Sur le plan des émissions et du bruit, le BioGNV permet une réduction significative par rapport au diesel et une diminution des nuisances sonores. En matière logistique et opérationnelle, le Sirtom envisage un plan de flotte hybride et évolutif qui exploite le BioGNV local tout en intégrant progressivement l’électrique pour ses avantages acoustiques et son zéro émission locale.