Crans-Montana, en Suisse, est confrontée à une épreuve après l’incendie qui a ravagé jeudi le bar fréquenté par des jeunes. Des proches des disparus restent sans nouvelles et l’inquiétude est palpable. Les autorités indiquent que l’identification des victimes prendra du temps et que le soutien psychosocial est mobilisé autour des familles. « Est-ce qu’ils vont bien ? Est-ce qu’ils sont juste à l’hôpital ? » Des heures après l’incident, la question se pose encore.
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À Crans-Montana, une cellule de crise prend en charge les familles
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Une cellule de crise a été installée dans le centre des congrès de Crans-Montana, à proximité des rues fréquentées, pour accueillir les familles et coordonner les secours. Des policiers, des protection civile et des diplomates tentent d’orienter les proches désemparés, tandis que les autorités insistent sur la nécessité de patience pendant l’identification des victimes. « Nous devons être efficaces pour tout entreprendre, (…) et pour les parents qui attendent les proches, qui ne savent pas ce qu’il se passe, l’identification », assurait jeudi après-midi Guy Parmelin, le président de la Confédération, lors d’une conférence de presse, évoquant « le travail extrêmement difficile » mené par les spécialistes.
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Des aumôniers sont aussi présents dans la cellule de crise. « On s’est tout de suite mobilisés pour soutenir toutes les familles, de toutes les confessions (…) on a préparé des soupes, des repas » puis « nous sommes venus dans la cellule », explique le rabbin de la communauté juive de Crans-Montana et du Valais, Levi Pevzner. « Ça partait un peu de tous les sens. Il n’y avait pas grand-monde qui était présent au départ, mais petit à petit, il y avait de plus en plus de monde ».
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Des chiffres non officiels évoquent une quarantaine de morts et plus d’une centaine de blessés alors que l’enquête se poursuit. Les autorités précisent aussi l’opération d’orientation des familles et l’importance du soutien psychologique fourni par les services.
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Les autorités expliquent le processus et les soutiens
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Les autorités helvétiques indiquent qu’il faudra du temps pour identifier les victimes, l’accent étant mis sur la médecine légale. Cinq blessés sur 112 n’étaient pas identifiés, indiquait jeudi soir l’ambassadeur d’Italie Gian Lorenzo Cornado. À quelques centaines de mètres du bar incendié, une cellule de crise a été installée et des familles de victimes sont reçues dans le centre des congrès, zone bouclée à la presse.
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« Nous devons être efficaces pour tout entreprendre, (…) et pour les parents qui attendent les proches, qui ne savent pas ce qu’il se passe, l’identification », assurait jeudi après-midi Guy Parmelin, le président de la Confédération, lors d’une conférence de presse, évoquant « le travail extrêmement difficile » mené par les spécialistes.
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Des proches diffusent des photos et des messages sur les réseaux sociaux pour tenter de retracer les chemins des disparus. Des témoignages parlent de « il est complètement brûlé, il est dans le coma » à Lausanne et d’efforts pour transmettre des nouvelles malgré le drame. La cellule a aussi été décrite comme une aide précieuse pour les familles de toutes confessions.