Des échanges d’accusations autour d’une frappe de drones autour d’un café et d’un hôtel dans une zone occupée du sud de l’Ukraine ont occupé l’actualité, avec un bilan qui reste contesté entre les parties. L’Ukraine affirme pour sa part viser uniquement des cibles militaires et respecter les normes du droit international humanitaire, selon un porte-parole de l’armée à l’AFP. Cette déclaration survient dans un contexte de pressions diplomatiques et d’efforts pilotés par les États-Unis pour mettre fin au conflit. Le récit des bilans et les lieux exacts des frappes diffère selon les sources, ce qui alimente les échanges entre Moscou et Kiev.
À Kherson et ailleurs, l’Ukraine affirme viser uniquement des cibles militaires
Selon Kiev, « Les Forces de défense de l’Ukraine respectent les normes du droit international humanitaire et frappent exclusivement des cibles militaires ennemies », a déclaré à l’AFP le porte-parole de l’état-major, Dmytro Lykhoviy. Selon un nouveau bilan publié vendredi par les autorités russes, 27 personnes ont été tuées, dont deux enfants.

Contexte diplomatique et réactions des acteurs
Ces accusations interviennent dans un contexte d’intenses efforts diplomatiques pilotés par les États-Unis et visant à mettre fin au conflit. De son côté, Kiev accuse Moscou de chercher à saboter le processus de paix par de la désinformation, et les responsables ukrainiens rappellent que les mesures prises visent des sites militaires et non des civils.
Le bilan varie selon les sources: le gouverneur de Kherson, nommé par Moscou, a évoqué 27 morts, après qu’un précédent bilan faisait état de 24 morts. La Russie a également accusé Kiev de torpiller les efforts de négociation; des responsables ukrainiens ont répliqué que ces accusations servent à influencer les partenaires internationaux et les négociations de paix.