Après l’incendie meurtrier survenu au bar Le Constellation à Crans-Montana lors du Nouvel An 2026, l’enquête s’annonce longue et complexe. Le Général François Daoust, directeur du centre de recherche de la gendarmerie nationale, a évoqué ce point lors d’un entretien accordé à franceinfo. Il a précisé que les proches des victimes pourraient devoir attendre plusieurs jours, voire plusieurs semaines, pour obtenir une réponse sur l’identification de leurs proches. Cette étape vise à confirmer l’identité des personnes présentes et à les enregistrer comme victimes dans le cadre des procédures en cours.

Sur le plan judiciaire, l’enquête va déterminer l’origine du sinistre. Parallèlement, une enquête spécialisée va être menée pour identifier les victimes, retracer les traces de l’origine du feu et repérer les personnes encore présentes dans le bâtiment. Des opérations complémentaires seront menées afin d’établir une identification et d’organiser une mise en mémoire des victimes dans une chapelle ardente si nécessaire. Certaines personnes blessées, évacuées d’urgence et placées en coma artificiel n’ont pas encore pu décliner leur identité.
Les spécialistes vont examiner tout ce qui peut faciliter l’identification: les panoramas dentaires, les prothèses et l’ADN des proches ou des ascendants et descendants des victimes.
Par ailleurs, une équipe travaillera en amont avec les familles pour réunir les dossiers médicaux, les dossiers dentaires et l’ADN à partir des échantillons disponibles. Le processus pourrait être plus long si des victimes étrangères sont impliquées; une demande d’entraide judiciaire sera transmise par la voie diplomatique pour obtenir ces éléments et les faire parvenir en Suisse. Dans ce contexte, des jours, voire des semaines, seront nécessaires pour obtenir une identification complète.
En parallèle, les enquêteurs vont s’attacher à établir les responsabilités en fonction des témoignages. Des téléphones portables ont été exigés auprès des témoins qui ont enregistré des images dans le sous-sol du bar. Sur place, les autorités recherchent des traces du départ du sinistre, que ce soit sur le plafond ou sur des éléments décoratifs susceptibles d’avoir alimenté le feu. Ils examineront aussi les photos prises en amont des lieux pour vérifier si des décorations ou éléments ont pu faciliter la propagation.
Concernant le respect des consignes de sécurité, il faut tenir compte de la législation du canton du Valais, différente de celle en vigueur en France. En France, des contrôles réguliers existent tous les trois ans pour évaluer la résistance et l’ignifugation des matériaux et leur conformité. L’enquête peut révéler des manquements sur le plan législatif ou réglementaire et vérifier si les responsables de l’établissement ont respecté les textes; des défaillances pourraient engager leur responsabilité pénale.
Les autorités suisses poursuivent l’enquête afin d’éclairer les circonstances et d’identifier les responsabilités associées à cet incendie tragique.