La Bretagne est touchée par une dégradation hivernale ce lundi 5 janvier 2026, avec neige et verglas qui justifient une vigilance orange, puis un retour partiel en vigilance jaune en fin de journée. Les températures chutent sous zéro et les précipitations mêlent neige et pluie selon les zones, avec jusqu’à 5 cm de neige locale sur les reliefs. Les autorités recommandent la prudence sur le réseau routier secondaire et les transports scolaires sont suspendus dans la région. Le temps devrait rester froid et sec mardi, avant l’éventuel retour d’un redoux à l’ouest en milieu de semaine.
En Bretagne: neige, verglas et vigilance météorologique le 5 janvier 2026
Dès la nuit de dimanche à lundi, les gelées généralisées et le ciel dégagé ont favorisé un refroidissement important, et les précipitations ont touché le nord de la Bretagne avec des chutes de neige en intérieur et un mélange neige/pluie sur les zones côtières, selon les prévisions régionales.
En matinée, les Monts d’Arrée et les hauteurs des Côtes-d’Armor figuraient parmi les secteurs les plus exposés à une tenue au sol, et la perturbation a progressé vers le sud dans l’après-midi, touchant le Morbihan et le nord de la Loire-Atlantique avec neige humide; la tenue au sol reste variable en plaine mais peut être significative en relief.
Les températures maximales restent proches de 0 à 3 °C dans l’intérieur, autour de 4 °C vers Nantes et n’excèdent pas 6 °C sur le littoral insulaire; ce froid maintien le risque de regel en soirée et durant la nuit suivante. La Bretagne est placée en vigilance orange neige-verglas par Météo France, avec un retour possible en vigilance jaune en fin de journée.

Dans les quatre départements, la Région a décidé de suspendre l’ensemble des transports scolaires pour la journée de lundi; certains réseaux interurbains continuent, mais des fermetures locales se multiplient et les conditions de circulation restent difficiles au petit matin, notamment dans le Finistère où les cours sont « dans la mesure du possible » et un accueil est prévu pour les élèves.
Pour la suite de la semaine, le temps devrait rester froid et sec mardi, puis un risque de verglas persiste avant l’arrivée possible d’un redoux par l’ouest et quelques flocons possibles à la marge sur l’est de la région, selon les prévisions.
Tensions agricoles: lettre du Premier ministre et réactions des syndicats
La trêve des confiseurs est terminée et les syndicats agricoles, FNSEA et Jeunes Agriculteurs, restent déterminés à faire pression sur le Gouvernement, selon les dépêches rassemblées autour d’un mouvement national. « interdire les denrées alimentaires qui comportent des résidus de substances interdites dans l’Union européenne. Nous ne pouvons plus accepter cette injustice envers nos agriculteurs. », a-t-elle déclaré, se faisant l’écho de la lettre ouverte du Premier ministre : « C’est une concurrence déloyale, une injustice économique et un problème pour la santé de nos consommateurs. Des arrêtés vont être pris par le Gouvernement cette semaine pour suspendre à l’importation des denrées venant de pays d’Amérique du Sud comme les avocats ou les pommes contenant des résidus de cinq substances pourtant déjà interdites en Europe », précise cette lettre ouverte.
Selon les soutiens du mouvement, les dirigeants estiment que « Nos demandes sont claires : Les conditions d’un retour à un revenu décent ; Lever les freins qui étouffent la production : Mercosur, MACF, eau, phytosanitaires, investissements pour l’adaptation climatique. Simplifier nos conditions de travail et mettre fin aux contrôles absurdes. Pour cela, nous demanderons une loi d’exception agricole, à l’image de celle votée pour la reconstruction de Notre-Dame : une loi pour briser les verrous réglementaires et relancer la production », a fait savoir le syndicat.
Des échanges avec le Premier ministre et les représentants du Gouvernement, y compris les arguments évoqués par Annie Genevard, sur son compte X et sur CNews, alimentent le débat public. Le président de la FNSEA a appelé à la mobilisation les 5 et 6 janvier, tandis que le service de presse du syndicat a dénoncé une absence de réponses concrètes pour les revenus agricoles et a évoqué « l’absence de vision ». « Cette absence de vision est mortifère. Elle condamne nos exploitations, nos territoires, et notre capacité à nourrir la Nation », a-t-il ajouté, selon les dépêches.

Pour l’heure, les acteurs réclament une action rapide, des mesures concrètes et une simplification des règles européennes, dans un contexte où les marchés et les revenus agricoles restent fragilisés par les tensions entre marchés internationaux et exigences sanitaires, comme le rappelle le mouvement syndical.