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Maduro devant le juge à New York et Trump affirme diriger le Venezuela

par Marie
Venezuela

Le Venezuela est plongé dans une crise où Nicolas Maduro est confronté à des charges à New York et où Delcy Rodríguez est désignée présidente par intérim. Maduro comparaîtra lundi à midi devant un juge de New York, selon le tribunal, où il se verra officiellement signifier les charges retenues contre lui. L’armée vénézuélienne a reconnu Delcy Rodríguez comme présidente intérimaire du pays, citant une décision de la Cour suprême ordonnant à Delcy Rodriguez d’assumer le pouvoir pendant 90 jours. Dans ce contexte, les commentaires internationaux oscillent entre réprobation et soutien, et plusieurs responsables évoquent les aspects juridiques et diplomatiques de l’intervention.

Donald Trump lors d'une intervention au Venezuela, image AFP
Donald Trump affirme que les États-Unis dirigent le Venezuela après la capture de Maduro.

À New York, Maduro doit comparaître et Delcy Rodríguez prend le pouvoir par intérim

« Nicolas Maduro comparaîtra lundi à midi devant un juge de New York, a indiqué dimanche le tribunal, où il se verra officiellement signifier les charges retenues contre lui. » L’annonce a été relayée par plusieurs agences et marque une étape judiciaire majeure dans une affaire qui occupe l’actualité internationale. L’armée vénézuélienne a reconnu Delcy Rodríguez comme présidente intérimaire du pays, citant une décision de la Cour suprême ordonnant à Delcy Rodriguez d’assumer le pouvoir pendant 90 jours. Dans ce contexte, les analystes et les responsables évoquent les enjeux juridiques et diplomatiques de l’intervention et de ses répercussions sur la stabilité politique du pays.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré qu’il était « prématuré à ce stade » d’évoquer des élections au Venezuela. « C’est prématuré à ce stade. Mais il y a beaucoup de travail », a-t-il dit, ajoutant : « Nous attachons de l’importance aux élections et à la démocratie (…) Mais ce qui nous importe avant tout, c’est la sécurité, le bien-être et la prospérité des États-Unis », a-t-il précisé lors d’une interview accordée à NBC.

Pour Dominique de Villepin, Emmanuel Macron « se soumet » aux États-Unis de Donald Trump avec sa réaction « irresponsable » après la capture de Nicolas Maduro par les forces américaines. Il a souligné qu’il faut éviter une escalade et rappeler l’importance des règles du droit international dans l’usage de la force.

Du côté des bilans, les chiffres restent contradictoires. Le gouvernement cubain a évoqué des pertes en affirmant que « Beaucoup de Cubains ont été tués » et a publié une déclaration indiquant que « 32 Cubains ont perdu la vie au cours des combats ». Par ailleurs, une organisation médicale vénézuélienne a évoqué environ 70 morts et 90 blessés, tandis que des sources militaires parlaient d’un nombre encore incertain. Le Conseil de sécurité de l’ONU se préparait aussi à se réunir lundi à la demande de Caracas pour examiner la légalité de l’intervention et les implications du droit international.

À Caracas et dans les rues, environ 2 000 partisans de Maduro se sont rassemblés malgré les tensions, brandissant le drapeau national et réclamant la libération de leur dirigeant. Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est aussi engagé à discuter de la situation, tandis que des pays et organisations appelaient au respect du droit international et à une résolution politique.

Les déclarations de Donald Trump et les réactions internationales

Donald Trump a réaffirmé son intention de diriger le Venezuela et a évoqué des mesures économiques et militaires potentielles. « On a affaire à des gens qui viennent d’être investis », a tranché le président américain, évoquant la capture de Maduro et la transition en cours. Il a aussi déclaré: « Ne me demandez pas qui est aux commandes, car je vous donnerai une réponse qui sera très controversée. Nous sommes aux commandes. » Ces propos ont accompagné la diffusion d’images montrant Maduro menotté et escorté par les autorités américaines.

Le récit a été complété par des réactions internationales et par la montée des tensions autour d’une intervention qui divise les capitales. Le Conseil de sécurité de l’ONU, qui doit se réunir lundi, est appelé à examiner les droits et les limites d’une action militaire dans des États souverains. Face à ces développements, les voix pro et anti-intervention se multiplient, alors que Caracas affirme que l’opération s’inscrit dans le droit international et que les États-Unis cherchent à protéger des intérêts stratégiques et économiques.

Source: https://www.republicain-lorrain.fr/defense-guerre-conflit/2026/01/05/capture-de-nicolas-maduro-le-president-dechu-presente-a-un-juge-ce-lundi-a-new-york

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