Nestlé a annoncé lundi 5 janvier un rappel volontaire de certains lots de lait infantile par mesure de précaution dans plusieurs pays européens, dont la France, l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, l’Italie et la Suède. Sur son site, le groupe précise avoir détecté un problème de qualité dans un ingrédient provenant d’un de ses grands fournisseurs. Cette opération est présentée comme une mesure de précaution et s’inscrit dans un cadre de collaboration avec les autorités.
En France, Nestlé précise procéder à un rappel préventif et volontaire de certains lots de laits infantiles Guigoz et Nidal, dans la continuité d’un premier rappel lancé début décembre sur un lot Guigoz. Cet élargissement vise plusieurs lots commerciaux des marques Guigoz et Nidal concernés par les investigations récentes. Les investigations ont révélé un incident qualité lié à un ingrédient fabriqué par l’un des fournisseurs. Le groupe insiste sur le fait qu’il s’agit d’une mesure de précaution et qu’aucun cas de maladie n’a été confirmé lié à ces produits jusqu’ici.
Les investigations ont révélé la présence potentielle de céréulide, une substance d’origine bactérienne issue du Bacillus cereus, susceptible de provoquer des troubles digestifs tels que diarrhées et vomissements. Nestlé précise avoir procédé à une analyse des huiles d’acide arachidonique et des mélanges d’huiles utilisés dans la fabrication des produits potentiellement affectés. Ces analyses visent à évaluer l’ampleur du risque et à guider les mesures correctives.
Nestlé, joint par l’Agence France-Presse (AFP), indique être en contact avec les autorités des pays concernés afin que les mesures nécessaires soient mises en œuvre. Il s’agit d’une mesure de précaution et, à ce stade, aucun autre élément n’a été rapporté. Le groupe continue d’informer les autorités et les partenaires concernés.
Sur les sites locaux, Nestlé publie les numéros de lots concernés et précise que les produits portent des noms différents selon les pays (par exemple en Allemagne sous les marques Beba et Alfamino). Pour les consommateurs, Nestlé France recommande de ne pas rapporter les produits en magasin, de prendre en photo chaque boîte et d’utiliser le bon d’achat proposé pour les remplacer. En cas de symptôme de santé après la consommation, il faut contacter un professionnel de santé.
En décembre dernier, Nestlé avait déjà procédé à un rappel de lait infantile, notamment en France, après la détection du Bacillus cereus sur une ligne de production, une opération qui avait suscité des critiques de l’ONG Foodwatch pour une communication jugée très vague. L’entreprise affirme travailler avec son fournisseur et que des analyses approfondies sont en cours. Aucune liaison directe entre les produits rappelés et une maladie n’a été confirmée à ce stade.