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L’armée iranienne a annoncé qu’elle protégerait « résolument » les infrastructures stratégiques et les biens publics, appelant parallèlement la population à déjouer ce qu’elle qualifie de « complots de l’ennemi », alors que les protestations massives contre la hausse du coût de la vie continuent de secouer le pays.
Réactions des forces armées
Dans un communiqué diffusé par des médias semi-officiels, l’armée a accusé Israël et « des groupes terroristes hostiles » de chercher à « saper la sécurité publique » en Iran. Elle a affirmé qu’elle surveillait les mouvements ennemis dans la région et protégerait les intérêts nationaux aux côtés des autres forces armées.
La Garde révolutionnaire islamique (IRGC), force d’élite distincte de l’armée régulière, a pour sa part mis en garde en qualifiant la défense des acquis de la révolution de 1979 et de la sécurité du pays de « ligne rouge », selon la télévision d’État.
Tensions avec les États-Unis et déclarations publiques
Les déclarations américaines ont accru la tension. Le président américain a mis en garde les dirigeants iraniens, déclarant qu’une répression sanglante contre les manifestants pourrait entraîner une riposte de Washington. Ce message a été relayé et commenté sur les réseaux par des responsables politiques américains.
Le secrétaire d’État américain a réaffirmé le soutien de Washington « au courage du peuple iranien » dans un message publié sur X, alors que les autorités iraniennes ont coupé l’accès à Internet pour tenter de circonscrire les manifestations.
Déroulement des manifestations
Les protestations, déclenchées le 3 janvier par la colère face à la hausse du coût de la vie, se sont rapidement étendues à de nombreuses villes et ont parfois donné lieu à des affrontements violents avec les forces de l’ordre.
Des vidéos et des reportages font état de rassemblements importants à Téhéran, Mashhad, Tabriz et d’autres grandes villes. Les médias d’État ont accusé des « émeutiers » d’avoir incendié un bâtiment municipal à Karaj, à l’ouest de la capitale.
Bilan humain et coupure d’Internet
Les organisations de défense des droits humains font état d’un nombre croissant de victimes. Une ONG basée en Norvège a indiqué qu’au moins 51 manifestants, dont neuf enfants, auraient été tués par les forces de sécurité, tandis que des centaines d’autres ont été blessés.
Par ailleurs, un blackout Internet national est en place depuis plusieurs dizaines d’heures, selon un observatoire du réseau. Amnesty International a dénoncé cette coupure généralisée comme visant à « dissimuler l’ampleur des graves violations des droits humains » commises pour réprimer les manifestations.
Réactions politiques internes et externes
Le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, qualifié les manifestants de « vandales » et de « saboteurs » et a accusé des puissances étrangères d’être impliquées. Dans un discours retransmis sur la télévision d’État, il a par ailleurs critiqué le dirigeant américain, l’accusant d’être responsable d’actions hostiles envers l’Iran.
Sur la scène internationale, des ministres des affaires étrangères ont fermement condamné l’usage excessif de la force et appelé l’Iran à mettre fin aux violences. Des voix ont demandé une enquête indépendante sur les opérations de sécurité menées contre les manifestants.
Appels et mobilisations
Des figures de l’opposition en exil ont appelé à intensifier les actions, encourageant des manifestations ciblées visant à prendre et à tenir des centres urbains. Dans un message vidéo, un exilé iranien a exhorté la population à poursuivre et amplifier les mobilisations.
Sur le terrain, les autorités ont multiplié les mesures pour rétablir l’ordre, tout en annonçant des initiatives économiques visant à répondre à la colère sociale, notamment des ajustements des subventions.
Alors que la situation reste extrêmement volatile, les prochains jours s’annoncent déterminants pour l’évolution des protestations en Iran et pour l’attitude des forces de sécurité face à une colère sociale qui s’amplifie.