Depuis plusieurs années, la consommation d’œufs augmente en France, entraînant des tensions sur l’approvisionnement des grandes surfaces. Face à ces pénuries, des alternatives existent pour s’en procurer hors des grandes enseignes.
Riche en protéines et rapide à cuisiner, l’œuf est très demandé. Cette demande soutenue s’accompagne de difficultés de production: la grippe aviaire frappe les élevages et entraîne des pertes d’œufs sur le marché. Depuis la crise sanitaire, la consommation des Français progresse d’environ 5 % par an. En 2025, la consommation moyenne par habitant est passée de 226 à 240 œufs par an, toutes formes confondues.
À cela s’ajoute une dynamique logistique qui peut freiner les approvisionnements en grandes surfaces.
Privilégier les circuits courts
Les marchés de producteurs locaux apparaissent comme une solution privilégiée. De nombreux éleveurs y vendent directement leur production, souvent issue d’élevages en plein air. Ces circuits offrent une meilleure traçabilité et renforcent la sécurité d’approvisionnement.
Autre option: les AMAP (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) et les groupes d’achat solidaires, qui proposent des œufs via des abonnements ou des commandes groupées, avec une livraison régulière même en période de pénurie.
Les épiceries indépendantes et les magasins bio constituent aussi des canaux pertinents. Moins dépendants des grandes plateformes logistiques, ils travaillent fréquemment avec des producteurs locaux.
Certaines boucheries proposent aussi des œufs, en complément de leur viande et volaille, s’approvisionnant auprès des mêmes éleveurs.
Dans certaines zones rurales, la vente directe à la ferme ou via des distributeurs automatiques d’œufs facilite un accès continu et assure une rémunération plus juste pour l’éleveur.