Le gouvernement iranien a décrété trois jours de deuil national en hommage aux martyrs de la résistance, alors que les protestations se poursuivent malgré une répression marquée. Cette décision a été annoncée dans un contexte où les autorités appellent à des manifestations de soutien à la République islamique. Le pays oscille entre un deuil officiel et une mobilisation autour du régime, tout en affirmant le droit de manifester pacifiquement et en promettant d’écouter les doléances du peuple. La situation demeure tendue et l’attention internationale se porte sur l’évolution des événements.
Dans plusieurs villes, notamment Téhéran, des rassemblements ont de nouveau animé les rues ce week-end. Les manifestants évoquent les difficultés économiques et réclament des réformes, malgré un dispositif sécuritaire renforcé. Les autorités répètent que le droit de manifester existe, en insistant toutefois sur la distinction entre mouvements pacifiques et violences. Lundi, des manifestations de soutien à la République islamique ont été annoncées, avec des défilés prévus dans plusieurs lieux symboliques du pouvoir.

Sur le plan international, les réactions se multiplient. Le pape a appelé au dialogue et à la paix dans la région, tandis que les Nations unies soulignent la nécessité de retenue et de respect des libertés publiques. À Jérusalem, Israël et l’Allemagne ont signé une déclaration de coopération sécuritaire, évoquant les menaces liées à l’Iran et à ses alliés. Le texte souligne que l’Iran et ses soutiens posent des risques non seulement pour Israël mais aussi pour la stabilité régionale et la sécurité internationale.
En parallèle, des rassemblements d’exilés se sont tenus dans plusieurs capitales européennes, apportant un soutien au peuple iranien et appelant à l’évolution du régime. À Paris, des milliers de personnes ont manifesté pour dénoncer le pouvoir en place et réclamer le retour possible de Reza Pahlavi, fils de l’ancien shah. Le symbolisme monarchiste s’est retrouvé dans les cortèges, avec des drapeaux et des bannières évoquant l’époque pré-révolution, parfois portés comme signe d’espoir d’un changement politique.
Du côté intérieur, le président Massoud Pezeshkian a appelé à l’unité et à l’écoute des préoccupations du peuple, tout en réaffirmant la nécessité d’empêcher toute émeute qui déstabiliserait le pays. La télévision d’État a reconnu des manifestations dans plusieurs villes et indique que certains rassemblements se poursuivaient jusqu’à l’aube dans des lieux comme Téhéran et Mashhad. Les organisations de droits humains rapportent un bilan lourd et des chiffres variables selon les sources, avec des centaines de morts et des milliers d’arrestations, tandis que le blocage d’Internet persiste, compliquant la vérification des informations.
Les images diffusées présentent des symboles monarchistes comme le lion et le soleil dans les cortèges, symbole d’opposition à l’architecture politique actuelle. À Paris, des rassemblements similaires ont été organisés près de la place Victor-Hugo et du Trocadéro, et dans d’autres villes européennes, des contingents de manifestants dénoncent l’emprise du régime et réclament le retour du pouvoir au peuple. Un second motif récurrent est la poursuite des échanges sur le rôle du régime et les espoirs d’un avenir démocratique dans la société iranienne.

Sur le volet militaire et diplomatique, des responsables internationaux évoquent des options potentielles sans qu’aucune décision publique ne soit prise. Les autorités iraniennes réaffirment leur droit à préserver l’ordre et promettent d’écouter les préoccupations du peuple, tout en poursuivant les mesures visant à contenir les manifestations. La situation demeure volatile et l’attention mondiale se porte sur les prochaines étapes du mouvement, avec un appel global au calme et au dialogue.