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Procès en appel des assistants RN: Le Pen face à une décision clé

par Marie
France

Le procès en appel des assistants parlementaires du RN s’ouvre ce mardi 13 janvier 2026. En première instance, Marine Le Pen avait été condamnée à quatre ans de prison, dont 2 fermes, et à 100 000 € d’amende, avec une peine d’inéligibilité de 5 ans assortie d’une exécution provisoire immédiate. L’accusation évoque un système de détournements de fonds européens d’un montant supérieur à 4 millions d’euros ayant bénéficié au parti via des emplois d’assistants parlementaires européens fictifs. Cette étape judiciaire intervient alors que les enjeux autour de l’avenir politique du RN et de Marine Le Pen alimentent le débat public.

Procès en appel des assistants parlementaires du RN: une étape majeure pour Marine Le Pen

Selon les documents de l’affaire, l’accusation évoque un détournement de fonds publics d’un montant de près de 4,5 millions d’euros servant au financement du parti, via des emplois d’assistants parlementaires européens fictifs. L’audience en appel vise à réviser une condamnation prononcée en première instance. « Au regard du dossier, cela me paraît compliqué » que les juges contredisent la décision retenue en première instance. « Je ne suis pas très pessimiste sur l’issue et les déclarations de culpabilité », a ajouté Me Patrick Maisonneuve.

« Tant le dossier d’instruction, que l’audience devant le tribunal montrent qu’il y a eu un détournement de fonds public et un système mis en place depuis de nombreuses années avec des sommes très importantes de plusieurs millions d’euros, qui ont servi à financer le parti », a-t-il poursuivi. Ce volet juridique s’accompagne d’un contexte politique, où l’avenir de Marine Le Pen est au cœur des débats et où le RN cherche à maintenir son unité face à une possible condamnation en appel.

Marine Le Pen lors du procès en appel
Marine Le Pen lors du procès en appel

Réactions et analyses autour de l’affaire en 2026

Des voix politiques réagissent au cours de l’année et à l’approche de l’échéance présidentielle. «C’est l’avenir politique de la France qui va se jouer», a déclaré Gilbert Collard, rappelant l’importance du dossier pour le paysage politique. Lors des vœux, Jordan Bardella a défendu sa patronne en affirmant: « Il serait profondément inquiétant pour la démocratie que la justice prive les Français d’une candidate à l’élection présidentielle, déjà qualifiée à deux reprises pour le second tour et aujourd’hui donnée comme favorite incontestée du scrutin ».

Le récit judiciaire est aussi marqué par les dimensions procédurales: la décision en appel peut être suivie d’un pourvoi en cassation. Selon les éléments rapportés, la triple candidate à l’élection présidentielle (2012, 2017, 2022) pourrait voir ses ambitions élyséennes contrariées si le verdict venait à être confirmé. En outre, onze autres condamnés ont renoncé à faire appel, dont Yann Le Pen, sœur de Marine Le Pen, condamnée à un an de prison avec sursis.

Avocat Patrick Maisonneuve lors d'une interview à RTL
Me Patrick Maisonneuve lors d’une interview à RTL

Éléments du dossier et suites possibles

Le calendrier judiciaire demeure serré et les parties restent attentives à une éventuelle cassation si l’appel confirme la condamnation. L’affaire est ainsi suivie de près par les soutiens du RN et par les observateurs du paysage politique, qui mesurent l’impact potentiel sur la campagne présidentielle de 2027. Le dossier rappelle aussi que le RN a remboursé une partie des sommes jugées détournées, et que des décisions prises lors du premier jugement pèsent sur la stratégie du parti.

Source: https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/journal-de-7-h/journal-de-7h-du-mardi-13-janvier-2026-2589927

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