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La justice sud-coréenne a demandé mardi 13 janvier 2026 la peine de mort contre l’ancien président Yoon Suk Yeol, dans le cadre des procédures liées à une tentative d’instaurer la loi martiale en décembre 2024. Les procureurs spéciaux ont soutenu que Yoon était le meneur d’un insurrection et qu’il menaçait l’ordre constitutionnel. L’audience finale dans le procès principal a démarré à Séoul et le verdict est attendu le mois prochain. D’autres procédures associées à cette affaire et à des délits commis durant les mois qui ont suivi continuent d’alimenter un paysage politique mouvementé.

À Séoul, la demande de peine de mort et ses motifs
Le parquet sud-coréen a soutenu mardi la peine capitale contre l’ancien président Yoon Suk Yeol pour avoir tenté d’instaurer la loi martiale en décembre 2024. Selon Yonhap, « Les procureurs spéciaux ont réclamé la peine de mort pour l’ancien président Yoon, en tant que meneur de l’insurrection », a rapporté l’agence. Le texte de l’accusation souligne que l’acte visait à bloquer le Parlement et à affaiblir l’ordre démocratique. Le verdict final est attendu dans le courant du mois de février, selon plusieurs dépêches.
Dans le cadre de ces poursuites, Yoon est jugé depuis février 2025 à Séoul avec sept coaccusés, et son destin est lié à d’autres charges liées à des décrets et à des cérémonies politiques qui ont suivi l’activation de l’état d’exception. L’affaire s’inscrit dans une série de procédures qui accompagnent son passage de chef d’État à figure condamnable par certains observateurs.
Le cadre procédural et les éléments du procès
L’équipe de défense a tenté de présenter Yoon comme une figure controversée de l’histoire, et a comparé mardi l’ancien dirigeant à Galileo Galilei et Giordano Bruno, injustement condamnés, affirmant que « La majorité ne révèle pas toujours la vérité ». Cette défense intervient au moment où la procédure avance vers des délibérations finales. Selon Franceinfo, l’audience finale dans le procès principal a débuté mardi matin et le verdict est attendu le mois prochain.
Par ailleurs, les procureurs ont reproché à l’ancien président d’avoir démontré « aucun remord » pour des actes menaçant l’ordre constitutionnel et la démocratie, et ils estiment qu’une sanction sévère s’impose. Le dossier comprend aussi d’autres charges liées à des actions militaires présumées et à des tentatives d’étouffer l’opposition.
Contexte juridique et portée du dossier
La peine de mort demeure en vigueur en Corée du Sud, même si aucune exécution n’a eu lieu depuis 1997. Cette question constitue un cadre important du débat sur le droit et la justice dans le pays, et le verdict dans ce dossier sera suivi de près par des acteurs politiques et juridiques. L’audience est décrite comme une étape clé dans le parcours judiciaire de Yoon Suk Yeol, et le prononcé du verdict est attendu dans les prochaines semaines par plusieurs agences d’information.
En parallèle, Franceinfo et d’autres rédactions rapportent que la destitution de Yoon a été prononcée en avril 2025 par la Cour constitutionnelle, après des mois de manifestations et de bouleversements politiques. Les débats autour de la dissolution du Parlement et de la gestion du budget ont été au cœur des arguments qui ont conduit à ce processus.