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Les défis quotidiens des chauffeurs de bus à Tours face au trafic

par Lea
France

Il est 16 heures, gare de Tours, et le boulevard Heurteloup ne porte encore aucun signe de trafic intense. Au volant d’un bus articulé de la ligne 5 du Fil bleu, Anthony Lefranc se trouve dans le creux du « dos de chameaux » du trafic. Le véhicule avance lentement dans les rues encore claires de l’après-midi, mais tout peut basculer en quelques minutes. Ce trajet relie le centre à des quartiers périphériques et se déroule sous tension, avec une vigilance permanente de la part des chauffeurs.

Pour l’instant, le bus est à l’heure selon les estimations. Cependant, le contexte peut changer rapidement dans l’heure qui suit. Si le trafic est fluide, certaines voitures viennent perturber la bonne marche du service, ralentissant les départs et les attentes devant les stations. Les chauffeurs doivent composer avec ces aléas pour maintenir le rythme sans prendre de risques inconsidérés.

Le conducteur décrit une journée où tout peut basculer. En suivant un cycliste qui circule devant lui rue Giraudeau, il observe qu’un feu passe au rouge alors qu’il aurait été vert sans cette interruption. Les bus disposent de la plupart des voies de bus pour gagner du temps, mais cette permissivité peut entraîner des tensions et du stress: à chaque arrêt, les autres véhicules les doublent ou les dépassent rapidement.

Pour gagner du temps, les chauffeurs ferment les portes plus rapidement afin de limiter le temps d’embarquement et d’attente des voyageurs. La conduite peut aussi devenir une pratique risquée, avec des feux orange grillés ou des vitesses mal mesurées pour récupérer des minutes. Aujourd’hui, la ponctualité reste un défi quotidien pour le réseau et ses chauffeurs.

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