Le Conseil de défense a été convoqué en urgence à 8 heures à l’Elysée pour faire le point sur deux dossiers sensibles : les manifestations en Iran et les menaces américaines de prise de contrôle du Groenland. La séance, présidée par Emmanuel Macron, réunit les ministres concernés et les chefs militaires. Elle s’inscrit dans un contexte de tensions accrues et vise à évaluer les capacités de réaction et les mesures de sécurité à activer. Le déroulé de la réunion doit permettre de fixer des priorités opérationnelles et diplomatiques pour les prochaines heures.
À l’issue du Conseil, le chef de l’État doit se rendre à la base aérienne d’Istres pour présenter ses vœux aux armées. Il est prévu qu’il fasse le lien avec le déploiement éventuel de militaires français dans le cadre d’une mission européenne au Groenland. La France et ses partenaires européens envisagent d’envoyer quelques soldats sur l’île, placée sous souveraineté danoise, pour des opérations de reconnaissance dans le cadre de l’exercice danois Arctic Endurance. Le président a indiqué sur X que des éléments français sont déjà en route et que d’autres les suivront.
Cette initiative fait écho à une rencontre mercredi à la Maison Blanche entre le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, et des responsables américains, au cours de laquelle des points de friction sur le Groenland ont été évoqués. L’objectif est de préparer une présence sécurisée et coordonnée dans cette zone stratégique afin de répondre à des enjeux de sécurité régionale et de droit international.

Sur le dossier Groenland, le ministre danois a déclaré que le président américain nourrit le souhait de s’emparer de l’île. Donald Trump a rappelé que les États-Unis avaient besoin du Groenland pour leur sécurité, tout en laissant entendre qu’une solution pourrait être trouvée pour régler la question.
En Iran, le mouvement de contestation qui a émergé fin décembre est l’un des plus importants depuis l’établissement de la République islamique en 1979. Les autorités iraniennes répriment ces manifestations, dans un contexte international où les regards restent tournés vers l’escalade des tensions. Par ailleurs, Donald Trump a affirmé que les violences en Iran avaient pris fin, tout en entretenant le flou sur la perspective d’une intervention militaire américaine et en indiquant que Washington suivrait la situation de près.