La justice referme le dossier sur le décès d’une gendarme à Lyon en 2011, tandis que sa famille dénonce une enquête biaisée et maintient ses accusations de harcèlement et de racisme au sein de la gendarmerie. La jeune femme, âgée de 32 ans, était affectée au Centre d’opérations et de renseignements du Rhône. Son décès, survenu le 24 septembre 2011 dans son logement de fonction, a suscité une longue procédure qui a connu plusieurs rebondissements et qui revient aujourd’hui au premier plan des débats publics. La famille affirme que les investigations ont manqué d’indépendance et de rigueur et elle réaffirme ses poursuites.
À Lyon, en 2011, le décès d’une gendarme et les suites judiciaires
À Lyon, dans le cadre du Centre d’opérations et de renseignements du Rhône, la gendarme s’était plainte de harcèlement et de racisme et une enquête interne avait été ouverte, dont elle attendait les conclusions. Sa sœur Nadirha Sakhri a dénoncé une enquête « bâclée » et une « mascarade depuis le début ». À sa mort, un mot retrouvé à ses côtés, écrit de sa main (« Merci à G. le connard ! ») désignait le colonel qui commandait à l’époque la gendarmerie du Rhône.
Après le décès, l’affaire avait été rapidement classée. Mais la famille, dénonçant la partialité des investigations menées par l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN), avait porté plainte. Celle-ci avait déclenché l’ouverture d’une première information judiciaire en 2012. Elle avait débouché sur un non‑lieu en 2013, confirmé en appel en 2014 puis par la Cour de cassation en 2015.
Les magistrats avaient écarté tout harcèlement, estimant que la gendarme s’était suicidée après avoir appris qu’elle devrait comparaître devant un tribunal pour deux affaires liées à l’exercice de sa profession. « Manque de courage » de la justice, a déclaré la famille, dénonçant la partialité et le manque de transparence de certaines diligences.
Des éléments nouveaux ont conduit à une réouverture en 2021 d’une information judiciaire pour harcèlement et homicide involontaire, confiée à la chambre de l’instruction de la cour d’appel, mais le dossier a de nouveau été refermé, selon les informations disponibles.

Réactions de la famille et analyse des éléments du dossier
La famille a réaffirmé ses accusations, en dénonçant le manque d’indépendance et de rigueur des investigations menées par les instances internes et judiciaires. « Ils ne veulent pas juger son affaire. Ils n’ont pas de courage, ce n’est pas un souci. Nous irons jusqu’à la Cour de cassation. Et si la Cour de cassation n’arrive pas à juger l’affaire, on ira jusqu’à la Cour européenne », a déclaré Nadirha Sakhri.
Selon elle, et comme elle l’indique dans les éléments déposés, « Manque de courage » de la justice, a déclaré la famille, qui affirme que les éléments nouveaux ont été ignorés ou minimisés. La procédure de 2021 est présentée comme une réouverture sur des bases contestées par les proches, et elle a été confiée à la chambre de l’instruction de la cour d’appel.
En l’absence de précisions supplémentaires dans les sources, l’article rappelle que la justice a refermé le dossier et que les militants et les proches poursuivent la mobilisation pour obtenir une révision complète de l’affaire, qui reste emblématique des tensions entre les victimes et les institutions internes de la gendarmerie.