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Trump propose de reprendre la médiation Égypte-Éthiopie sur le Nil

par Sara
Égypte, Éthiopie, Soudan, États-Unis

Le président américain Donald Trump a proposé de reprendre la médiation américaine entre l’Égypte et l’Éthiopie pour chercher un accord définitif sur le partage des eaux du Nil. Dans une lettre adressée au président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et publiée sur sa plateforme, il affirme sa disponibilité à relancer une médiation visant à résoudre ce dossier sensible.

Objectifs de la médiation

Trump a expliqué que la solution recherchée doit garantir des approvisionnements en eau prévisibles pour l’Égypte et le Soudan en période de sécheresse, tout en permettant à l’Éthiopie de produire d’importantes quantités d’électricité.

Il a ajouté que cette production pourrait, en partie, être fournie ou vendue au Caire ou à Khartoum, et a évoqué la possibilité de parvenir à un accord permanent impliquant tous les pays du bassin du Nil.

Le président américain a insisté sur l’importance du dossier pour l’Égypte et a exprimé son désir d’éviter que le différend ne dégénère en conflit militaire.

Les déclarations d’un conseiller

Parallèlement, Massad Boulos, conseiller de Trump pour les affaires arabes et africaines, a déclaré que la résolution des tensions autour du barrage était une priorité majeure pour le président. Il a indiqué que l’administration travaille activement pour promouvoir une paix durable en Afrique et au Moyen-Orient et prévenir tout affrontement armé entre l’Égypte et l’Éthiopie.

Dans une série de messages publiés sur le réseau social qu’il utilise, le conseiller a souligné l’engagement de la Maison Blanche à mobiliser expertise technique et négociations équitables afin de trouver une solution pérenne pour l’Égypte, l’Éthiopie et le Soudan.

Contexte régional

L’ouverture du Grand barrage de la Renaissance en Éthiopie le 9 septembre sans accord tripartite préalable avait provoqué une vive colère au Caire. L’Égypte estime que le projet viole des traités historiques et risque d’entraîner sécheresses et inondations, allégations rejetées par Addis-Abeba.

Le Caire et Khartoum exigent la signature d’un accord juridique contraignant sur le remplissage et l’exploitation du barrage, tandis que l’Éthiopie, deuxième pays africain par la population, considère l’ouvrage comme un pilier de son développement économique et a poursuivi sa mise en service.

Perspectives

En proposant de relancer la médiation Nil, Washington cherche à jouer un rôle actif dans une crise qui touche plusieurs pays du bassin et qui combine enjeux hydriques, énergétiques et géopolitiques.

Les prochaines étapes dépendront désormais de l’accueil réservé à cette offre par Le Caire, Addis‑Abeba et Khartoum, et de la capacité des parties à négocier un cadre contraignant qui concilie sécurité hydrique et développement énergétique.

source:https://www.aljazeera.net/news/2026/1/17/%d8%aa%d8%b1%d8%a7%d9%85%d8%a8-%d9%8a%d8%b9%d8%b1%d8%b6-%d8%a7%d8%b3%d8%aa%d8%a6%d9%86%d8%a7%d9%81-%d8%a7%d9%84%d9%88%d8%b3%d8%a7%d8%b7%d8%a9-%d8%a8%d9%8a%d9%86-%d9%85%d8%b5%d8%b1

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