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Reza Pahlavi a appelé à des frappes militaires contre des cibles iraniennes pour accélérer la chute du régime, à la faveur d’une vague de manifestations qui secoue le pays. Fils du dernier shah, il réaffirme son ambition de jouer un rôle central dans l’avenir de l’Iran et propose un plan de transition, tandis que l’accueil de ses positions demeure divisé parmi les protestataires. Parallèlement, Washington montre des hésitations sur la voie de l’intervention militaire.
Un appel aux frappes et un plan de transition
Reza Pahlavi a exposé une stratégie visant à soutenir la chute du gouvernement en appelant les États-Unis et d’autres gouvernements à exercer une pression maximale, y compris par des frappes ciblées contre les forces du pays. Il a précisé disposer d’un plan de cent jours pour stabiliser l’Iran en cas d’effondrement du régime en place depuis 1979.
Pour hâter ce changement, il a demandé plusieurs mesures concrètes destinées, selon lui, à affaiblir la machine de l’État et à rompre son emprise économique et informationnelle.
- Couper les financements du régime et démanteler les réseaux d’exportation pétrolière.
- Expulser des diplomates iraniens jugés complices de la répression.
- Fournir des moyens de communication satellitaire pour contourner la censure et briser l’isolement informationnel.
Des manifestants divisés
Sur le terrain, des manifestants ont entonné le nom de Reza Pahlavi lors de rassemblements récents, mais l’interprétation de ces acclamations varie. Pour certains, scander son nom traduit surtout une colère profonde contre le régime en place plutôt qu’un véritable ralliement à la monarchie.
Historiquement, le souvenir du règne de son père reste douloureux pour de nombreux Iraniens, en raison d’une gouvernance qualifiée d’autoritaire et d’une dépendance perçue vis‑à‑vis des puissances étrangères. Ainsi, même si la popularité de Reza Pahlavi semble avoir augmenté, peu de manifestants préconisent explicitement un retour au système monarchique.
Promesses politiques et interrogations sur la légitimité
Reza Pahlavi se présente comme le chef d’une phase transitoire vers la démocratie, promettant l’organisation d’élections libres et transparentes. Il affirme pouvoir incarner un leadership capable d’amener l’Iran vers un processus démocratique ouvert.
Cependant, plusieurs opposants et observateurs doutent de sa capacité à rassembler l’ensemble des forces de l’opposition et à représenter un projet politique partagé. Ces divisions soulignent l’incertitude quant à la trajectoire politique post‑manifestations.
Hésitation américaine et nouvelles sanctions
Aux États‑Unis, l’option militaire a commencé à être remise en question. Les responsables américains ont conseillé la prudence, estimant que des capacités suffisantes n’étaient pas disponibles pour mener une opération susceptible d’entraîner des représailles importantes.
Le président a indiqué avoir renoncé à une frappe après des développements récents en Iran, tandis que Washington a annoncé de nouvelles sanctions visant des responsables accusés d’être impliqués dans la répression. Ces mesures témoignent d’une montée des pressions non militaires, alors que le débat sur l’intervention reste vif.
Perspectives
Alors que Reza Pahlavi intensifie ses appels et propose un calendrier de transition, l’avenir politique de l’Iran reste hautement incertain. Les divisions internes au sein du mouvement de protestation, combinées aux hésitations internationales, font peser de nombreuses inconnues sur l’issue et la forme du changement espéré par une partie de la population.