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La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré au Wall Street Journal que personne ne sait à l’heure actuelle quelle décision prendra le président Donald Trump à l’égard de l’Iran, au lendemain des manifestations qui ont embrasé le pays fin décembre. Elle a ajouté que le président maintient ses options ouvertes et qu’il prendra, en dernier ressort, des décisions qu’il juge conformes aux intérêts des États-Unis et du monde.
La Maison-Blanche insiste sur le principe de prudence
Selon la porte-parole, M. Trump n’a fait l’objet d’aucune pression extérieure pour trancher en faveur d’une action militaire et fonde son jugement sur des éléments qu’il qualifie de significatifs concernant la situation intérieure iranienne. Par conséquent, la question d’une riposte ou d’une opération reste suspendue, les responsables américains conservant diverses options opérationnelles.
Des alliés appelant au calme
Des sources américaines ont confié au journal que des responsables israéliens et de plusieurs pays arabes ont averti Washington que le moment n’était pas propice à une frappe contre l’Iran. Ils décrivent la situation sur place comme « extrêmement volatile » et soulignent que le régime iranien a fortement réprimé les manifestations.
Pour ces alliés, une attaque militaire risquerait d’élargir le conflit plutôt que de résoudre la crise, d’où leur recommandation de la retenue face à des conséquences imprévisibles dans la région.
Des démarches diplomatiques sans suite
Des responsables arabes et européens ont indiqué que le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araqchi, a tenté de contacter les États-Unis en vue d’organiser une rencontre avec l’émissaire américain présent à Davos. Toutefois, cette entrevue n’a pas pu se tenir, selon les mêmes sources.
Les déclarations de Trump et l’annulation d’exécutions
Interrogé à la Maison-Blanche, M. Trump a affirmé qu’aucune frappe imminente n’était prévue et qu’il avait pris cette décision de sa propre initiative. Il a notamment expliqué avoir été influencé par des développements internes à l’Iran, en citant le report d’un grand nombre d’exécutions qui, selon lui, avaient été programmées mais finalement annulées.
Ses propos, tels que rapportés, soulignent qu’il ne s’agit pas d’un retrait dû à des pressions extérieures mais d’un choix qu’il présente comme réfléchi et autonome.
Préoccupations internationales et posture militaire
Le Wall Street Journal note que la perspective d’une attaque a suscité l’inquiétude des dirigeants mondiaux, craignant qu’une intervention rapide et limitée n’entraîne un conflit plus long au Moyen-Orient sans pour autant renverser le régime iranien. Des comparaisons ont été faites avec d’autres frappes aériennes rapides qui ont précédemment suscité des tensions régionales.
Parallèlement, les États-Unis ont déployé dans la région une force comprenant un groupe aéronaval, des avions de chasse et des systèmes de défense antimissile, ce qui laisse entendre que des options militaires demeurent prêtes à être mises en œuvre si la décision en est prise.
La fin d’une escalade imminente
Des responsables militaires américains étaient apparemment prêts à recevoir un ordre pour mener des frappes mercredi dernier, mais cet ordre n’a finalement pas été donné. Interrogé en fin de semaine, le président a assuré que c’était lui seul qui avait renoncé à autoriser une attaque.
Dans ce contexte, la communauté internationale demeure attentive aux prochains mouvements de la Maison-Blanche et à l’évolution de la situation en Iran, où les pressions internes et lescalculs diplomatiques continuent de peser sur les choix de politique étrangère.