Table of Contents
L’armée syrienne est entrée samedi matin dans des secteurs de la rive ouest de l’Euphrate, dans la banlieue d’Alep, que les Forces démocratiques syriennes (QSD) avaient annoncé quitter la veille. Les autorités militaires assurent qu’elles n’ouvriront pas le feu sur la QSD pendant son retrait, tout en procédant à la sécurisation des zones reprises.
Avancée et sécurisation des territoires
Les opérations ont conduit à la prise totale de la ville de Deir Hafer, selon la direction des opérations de l’armée syrienne, qui affirme travailler immédiatement à la sécurisation et au ratissage pour neutraliser les mines et autres restes de guerre.
Des éléments avancés de l’armée auraient atteint la ville de Maskana et pénétré le village de Jafira, localités auparavant contrôlées par la QSD. Selon le bilan communiqué par l’armée, 14 localités autour de Deir Hafer ont été sécurisées, et le contrôle s’étendrait désormais à 34 villages et bourgs dans la région est d’Alep.
Par ailleurs, l’armée indique que plus de 200 combattants de la QSD ont quitté Deir Hafer et ses environs en emportant leurs armes. Des blindés, chars et transporteurs de troupes avaient été signalés dans la zone en préparation du déploiement.
Annonce du retrait des QSD
Le dirigeant des QSD, Mazloum Abdi, a annoncé le retrait de ses forces des zones de contact à Deir Hafer à 07h00, heure locale (04h00 GMT). Il a expliqué que cette décision intervenait à la suite d’appels de pays amis et de médiateurs et visait à témoigner de la bonne volonté pour la mise en œuvre de l’accord du 10 mars.
Cette annonce est intervenue environ deux heures après des frappes de l’armée contre des positions d’où, selon Damas, des drones-suicide avaient été lancés vers la ville d’Alep, actions qui avaient auparavant entravé les déplacements de la population locale.
Réactions officielles et mesures militaires
Le ministère de la Défense syrien a salué le retrait annoncé et déclaré qu’il suivrait le rapatriement complet des forces et du matériel vers l’est du fleuve. L’institution précise que des unités de l’armée se déploient parallèlement pour sécuriser les secteurs et rétablir la souveraineté de l’État.
Selon un responsable militaire cité par des médias officiels, les forces gouvernementales ont commencé à entrer dans des positions libérées par la QSD à Deir Hafer. L’armée a également affirmé avoir suspendu ses tirs sur certaines positions après l’annonce du retrait.
Consignes aux civils et contexte
Les autorités ont mis en garde les civils de ne pas pénétrer dans les zones d’opérations jusqu’à ce que celles-ci soient complètement sécurisées et débarrassées des engins explosifs. La priorité affichée est la protection des populations et la remise en état des infrastructures locales.
Récemment, l’armée avait publié des cartographies de sites utilisés par la QSD pour lancer des opérations depuis la région de Deir Hafer. La montée en effectifs et l’arrivée de groupes armés près de Maskana et Deir Hafer la semaine précédente avaient motivé l’envoi de renforts militaires vers l’est d’Alep.
Sur le plan politique, la QSD réfute l’exécution des dispositions de l’accord du 10 mars concernant l’intégration des institutions civiles et militaires des zones du nord-est dans l’administration de l’État, une question qui demeure au cœur des négociations et des tensions sur le terrain.