Table of Contents
Deux Palestiniens ont été tués et plusieurs autres blessés lundi lors de nouvelles frappes israéliennes à Gaza, selon des sources médicales et locales. Les incidents surviennent alors que l’armée israélienne a mené des frappes aériennes et des tirs d’artillerie à l’aube sur plusieurs secteurs, touchant des zones que Tel Aviv affirme contrôler en vertu du cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre. Ces événements s’inscrivent dans une série de violations signalées du cessez-le-feu par les autorités et des témoins.
Détails des victimes et circonstances
Un premier bilan médical fait état de l’assassinat du jeune Hussein Toufiq Abu Sablah, 17 ans, tué d’une balle dans l’abdomen, selon le personnel de l’hôpital Nasser, dans le sud du territoire. Des témoins indiquent qu’un « quadcopter » israélien aurait ouvert le feu près du carrefour de Bani Suhaila, dans la ville de Khan Younès — une zone d’où l’armée s’était précédemment retirée conformément à l’accord.
Par ailleurs, les services d’ambulance ont rapporté la mort d’un autre homme touché par des tirs des forces israéliennes dans la zone de Mawasi, au sud de Rafah. Le même bilan médical signale que Shaher Adham Abu Hdayid, 20 ans, a été grièvement blessé à la tête par balles et se trouve dans un état critique.
Peu de temps avant ces incidents, un jeune homme a été blessé au nord de la bande de Gaza par l’explosion d’un engin lié à une opération israélienne, selon un hôpital de la ville de Gaza. Des habitants affirment qu’un drone aurait largué une charge près d’un rassemblement civil aux abords du rond-point Ouest de Beit Lahiya, dans un secteur où l’armée s’était elle aussi retirée auparavant.
Des frappes et tirs d’artillerie sur plusieurs axes
Au cours de la nuit et à l’aube, des frappes aériennes et des tirs d’artillerie ont visé plusieurs secteurs du territoire. Les opérations ont touché en particulier les zones situées à l’est de Khan Younès, des secteurs orientaux de Deir al-Balah au centre du territoire, ainsi que l’est du quartier Al-Tuffah dans la ville de Gaza.
Des témoins ont également signalé des tirs d’hélicoptères et des bombardements d’artillerie à l’est de Jabalia. Les sources locales précisent que toutes les zones visées figurent parmi celles où l’armée israélienne affirme assurer sa présence et son contrôle conformément à l’accord de cessez-le-feu.
Selon des informations diffusées par l’armée, les forces continuent de contrôler les bandes sud et est du territoire ainsi que de larges portions du nord, occupant plus de la moitié de la superficie de la bande de Gaza.
Situation humanitaire, une crise persistante
Sur le plan humanitaire, la population de Gaza continue de souffrir. La Croix-Rouge internationale a averti que les habitants vivent dans des conditions extrêmement difficiles, plus de cent jours après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, et a appelé à la fin des violences et à l’acheminement immédiat d’aide d’urgence.
Les organisations et les responsables locaux dénoncent par ailleurs des restrictions sévères à l’entrée des denrées alimentaires, des fournitures médicales et des matériaux d’abris, aggravant la situation pour près de 2,4 millions de personnes. Les conditions météorologiques difficiles ajoutent une contrainte supplémentaire aux efforts de survie des civils.
Depuis la mise en place de l’accord, des bilans cités par les autorités locales font état de centaines de morts et de milliers de blessés palestiniens, tandis que les conséquences de la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 sont dramatiques: des dizaines de milliers de victimes, des centaines de milliers de blessés et des destructions massives des infrastructures civiles. Les estimations internationales chiffrent à plusieurs dizaines de milliards le coût de la reconstruction.
Les nouvelles frappes israéliennes à Gaza relancent les inquiétudes quant à la tenue du cessez-le-feu et aggravent une crise humanitaire déjà aiguë, alors que les appels à un accès humanitaire élargi se multiplient au sein des organisations internationales et des acteurs locaux.