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Cinq personnes ont été tuées et trois autres blessées lors d’une attaque contre un convoi militaire pro-gouvernemental au Yémen, ont annoncé les autorités yéménites. L’attaque, survenue mercredi, visait un cortège transportant Hamdi Shukri, un commandant des Brigades Géantes affiliées au gouvernement reconnu internationalement.
Selon des responsables, l’explosion résulte d’une voiture piégée placée au bord de la route dans la zone de Ja’awla, au nord d’Aden, alors que le convoi passait. Hamdi Shukri a survécu mais a été atteint par des éclats, notamment à la jambe, d’après les témoignages médicaux.
Réactions officielles et mesures annoncées
Le Conseil présidentiel, proche de l’Arabie saoudite, a condamné l’attaque et l’a qualifiée de tentative désespérée visant à saper les efforts de stabilisation en cours. Il a assuré que des « mesures pratiques et décisives » seraient prises pour retrouver les responsables et démanteler les réseaux de soutien.
Le gouvernement n’a pas attribué formellement l’attentat à un groupe précis. Toutefois, il a appelé toutes les forces et composantes politiques nationales à s’unir face au chaos et au terrorisme, rappelant que les différends politiques n’excusent ni le silence ni l’hésitation lorsque l’État est ciblé.
Condamnations internationales et climat sécuritaire
L’ambassade des États-Unis au Yémen a condamné l’attaque, la qualifiant d’« attaque non provoquée » contre un convoi militaire affilié au gouvernement. Cette réaction s’inscrit dans un contexte de forte tension sécuritaire et politique à travers le pays.
Les autorités promettent d’intensifier les actions contre les auteurs et leurs soutiens, alors que la population locale craint une escalade des violences dans les zones instables autour d’Aden et d’autres provinces du sud.
Contexte du conflit
Le Yémen est embourbé dans une guerre civile depuis 2014, lorsque les rebelles Houthis, soutenus par l’Iran, ont chassé le gouvernement du président Abd-Rabbu Mansour Hadi de la capitale Sanaa. Le conflit a depuis envenimé les rivalités régionales et provoqué une crise humanitaire majeure.
Ces derniers mois, des tensions ont également opposé l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis en raison d’affrontements entre le gouvernement internationalement reconnu et le Conseil de transition du Sud, soutenu par les Émirats. Par le passé, Riyad et Abu Dhabi ont participé à une coalition militaire contre les Houthis, contribuant à complexifier davantage la situation sur le terrain.