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Le Kremlin a annoncé, tôt ce vendredi, la fin d’un entretien de plus de trois heures entre le président Vladimir Poutine et l’émissaire américain Steve Witkoff, rencontre qui prépare selon Moscou des pourparlers de sécurité tripartites Russie‑États‑Unis‑Ukraine à Abou Dhabi. Jared Kushner et Josh Greenbaum, présents aux échanges, ont accompagné la délégation américaine.
Ce rendez‑vous intervient après une brève rencontre à Davos entre les présidents Volodymyr Zelensky et Donald Trump, alors que Washington intensifie ses efforts pour parvenir à un accord visant à mettre fin à la guerre. Selon les déclarations ukrainiennes, un projet d’accord est désormais « presque prêt » et inclurait des garanties de sécurité américaines pour Kiev.
Iouri Ouchakov, conseiller du Kremlin pour les affaires étrangères, a qualifié les discussions entre Poutine et les émissaires américains de « constructives » et a confirmé que des pourparlers de sécurité se tiendraient plus tard dans la journée à Abou Dhabi entre responsables russes, américains et ukrainiens. Poutine était accompagné de ses conseillers, dont Kirill Dmitriev pour les questions économiques internationales.
Participants et calendrier
Les représentants américains, Steve Witkoff, Jared Kushner et Josh Greenbaum, sont arrivés à Moscou jeudi soir après des déplacements à Davos. La réunion avec le président russe a duré plus de trois heures, selon le communiqué du Kremlin.
- Présidence russe : Vladimir Poutine, Iouri Ouchakov, Kirill Dmitriev.
- Délégation américaine : Steve Witkoff, Jared Kushner, Josh Greenbaum.
- Prochaine étape : pourparlers de sécurité à Abou Dhabi entre responsables russes, américains et ukrainiens.
Points saillants et enjeux
Les discussions s’inscrivent dans une série d’initiatives diplomatiques menées séparément par les États‑Unis avec Moscou, Kiev et plusieurs capitales européennes autour de différentes ébauches de paix. Malgré ces efforts, aucun accord global n’a encore été conclu.
Moscou maintient comme condition majeure à la fin de l’offensive que Kiev renonce à toute adhésion à des alliances militaires occidentales, une exigence que l’Ukraine considère comme une ingérence dans sa souveraineté. Ce point demeure l’un des principaux obstacles aux négociations.
Réactions politiques
Le président américain Donald Trump a estimé que la conclusion d’un accord entre la Russie et l’Ukraine était « devenu raisonnablement proche » et a insisté sur la nécessité d’arrêter la guerre. Il a toutefois accusé récemment le président ukrainien d’être un obstacle à la signature d’un compromis, dans des propos virulents envers les dirigeants des deux camps si aucun accord n’était trouvé.
Par ailleurs, le secrétaire du Conseil national de sécurité ukrainien, Rustem Umerov, a indiqué que les négociateurs ukrainiens avaient mené des discussions « substantielles » aux États‑Unis avec les émissaires américains, ce qui laisse entrevoir une volonté de poursuivre le dialogue sur les garanties et le volet sécuritaire d’un éventuel accord.
Contexte historique
Le conflit a commencé le 24 février 2022. Depuis lors, les tentatives de règlement impliquant Moscou, Kiev et des acteurs internationaux ont alterné phases de négociation et périodes de tensions. Le dossier de l’adhésion de l’Ukraine à des structures militaires occidentales reste au cœur des divergences entre les parties.
Les prochains pourparlers de sécurité à Abou Dhabi seront scrutés comme un test clé de la capacité des acteurs à transformer les ébauches diplomatiques en compromis concret.