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Costa : l’UE doute du mandat du « Conseil de paix » de Trump

par Sara
États-Unis, Union européenne, Palestine (Gaza), Bulgarie, Hongrie, Albanie, Kosovo, Italie, Pologne

Le président du Conseil européen, António Costa, a déclaré vendredi matin que les dirigeants de l’Union européenne nourrissaient « des doutes sérieux » quant au mandat et au champ d’action du « Conseil de paix » lancé par l’administration américaine. Malgré ces réserves, les responsables européens se disent prêts à coopérer avec l’initiative si elle peut contribuer à une mise en œuvre efficace d’un plan de paix global pour Gaza.

Des interrogations sur le mandat et la compatibilité juridique

À l’issue du sommet de l’UE à Bruxelles, Antonio Costa a précisé que les inquiétudes portent sur plusieurs dispositions de la charte du Conseil, notamment en ce qui concerne son périmètre, son mode de gestion et son statut juridique. Ces éléments suscitent des questions sur la conformité du dispositif proposé avec la Charte des Nations unies.

Malgré ces réserves, Costa a souligné que les chefs d’État et de gouvernement européens restent disposés à travailler avec le nouveau mécanisme, à la condition que son rôle et son fonctionnement soient clarifiés et compatibles avec les cadres internationaux existants.

Trump défend son initiative et cherche des alliés

Lors d’une intervention au Forum économique mondial à Davos, le président américain a officialisé la création du « Conseil de paix », présenté comme un moyen de garantir le cessez-le-feu à Gaza et de soutenir un processus de transition. Donald Trump a affirmé que de nombreux pays souhaitaient rejoindre l’instance, mais attendraient l’aval de leurs parlements.

Le chef de l’État américain a ajouté que cette nouvelle structure pourrait, à terme, concurrencer le rôle des Nations unies dans la gestion de la crise, et a laissé entendre qu’il pourrait assumer la présidence du Conseil après la fin de son mandat, évoquant même la possibilité d’une implication à long terme.

Participation européenne limitée pour l’instant

À ce stade, la participation des États membres de l’UE reste réduite. Deux pays de l’Union, la Bulgarie et la Hongrie, ont officiellement rejoint le Conseil de paix.

La Bulgarie, dont le gouvernement est en fin de mandat, a indiqué son intention de s’associer à l’initiative ; la ratification au Parlement est attendue la semaine prochaine. Les autorités bulgares ont également désigné l’ancien envoyé de l’ONU Nikolay Mladenov comme représentant principal pour Gaza au sein du Conseil.

Par ailleurs, le Parlement albanais a adopté la décision de Tirana de rejoindre l’initiative, décision saluée par le Premier ministre Edi Rama comme une « initiative de bonne volonté » et un « honneur particulier ». Le texte a été voté par 110 voix sur 140, le chef du gouvernement assurant que l’adhésion renforcera le rôle de l’Albanie sur la scène diplomatique.

Le Kosovo a également annoncé son adhésion, soulignant ses liens étroits avec les États-Unis, qui ont soutenu sa reconnaissance en 2008.

  • Pays membres de l’UE ayant rejoint : Bulgarie, Hongrie.
  • Autres pays ayant adhéré : Albanie, Kosovo.

Les déclarations récentes montrent un équilibre délicat entre la volonté de coopérer pour stabiliser la situation humanitaire et politique à Gaza et la nécessité de garantir que toute nouvelle instance respecte le droit international et les institutions multilatérales. En coulisses, les discussions se poursuivent pour déterminer si le Conseil de paix pourra trouver une légitimité et une efficacité suffisantes pour jouer un rôle durable.

source:https://www.aljazeera.net/news/2026/1/23/%d8%a7%d9%84%d8%a7%d8%aa%d8%ad%d8%a7%d8%af-%d8%a7%d9%84%d8%a3%d9%88%d8%b1%d9%88%d8%a8%d9%8a-%d9%8a%d8%a8%d8%af%d9%8a-%d8%b4%d9%83%d9%88%d9%83%d8%a7-%d8%ac%d8%af%d9%8a%d8%a9-%d8%a8%d8%b4%d8%a3%d9%86

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