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Kataib Hezbollah menace d’une guerre totale si l’Iran est attaqué

par Sara
Irak, Iran, États-Unis, Israël

Le groupe paramilitaire irakien Kataib Hezbollah a lancé un avertissement solennel : si l’Iran est attaqué, il déclarera une « guerre totale » et apportera son soutien militaire à Téhéran. Ce message intervient alors que les États-Unis renforcent leur présence navale et aérienne au Moyen-Orient, accentuant les tensions régionales.

Menace explicite de la direction

Le chef de Kataib Hezbollah, Abu Hussein al‑Hamidawi, a publié une déclaration incendiaire appelant les combattants à se préparer au combat. Il a affirmé que « les forces des ténèbres » se rassemblaient pour soumettre et détruire la République islamique, qualifiant l’Iran de « forteresse et fierté » des musulmans.

« Nous affirmons aux ennemis que la guerre contre la République islamique ne sera pas une promenade de santé », a-t-il prévenu, ajoutant : « Vous goûterez aux formes les plus amères de la mort, et il ne restera rien de vous dans notre région. »

Rappel des alliances régionales

Lors de l’attaque menée l’an dernier contre l’Iran, les alliés régionaux — connus comme l’« axe de la résistance », incluant le Hezbollah au Liban et des groupes armés irakiens — n’étaient pas venus au secours de Téhéran. Cette fois, al‑Hamidawi a laissé entendre que la situation pourrait évoluer différemment.

Il a souligné « la nécessité que les forces de l’axe le soutiennent et l’aident de toutes les manières possibles », appelant ainsi à une mobilisation collective en cas d’agression contre l’Iran.

Position et rôle de Kataib Hezbollah

Kataib Hezbollah est l’un des plus importants mouvements intégrés aux Forces de mobilisation populaire (PMF), créées en 2014 pour contrer les avancées fulgurantes de l’organisation État islamique à l’époque.

Le groupe conserve une influence significative au sein des milices pro‑iraniennes en Irak et demeure un acteur clé des dynamiques de sécurité dans le pays et la région.

Pression diplomatique américaine sur Bagdad

Sur le plan diplomatique, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a eu un échange téléphonique avec le Premier ministre irakien Mohammed Chia al‑Sudani, lui demandant d’éloigner Bagdad de l’influence iranienne. Rubio a affirmé qu’un gouvernement contrôlé par l’Iran ne pourrait pas défendre au mieux les intérêts nationaux iraquiens ni maintenir le pays à l’écart des conflits régionaux.

La conversation intervient alors que l’Irak s’attend au possible retour de Nouri al‑Maliki au poste de Premier ministre, un dirigeant dont les relations avec Washington se sont détériorées après des accusations de politiques sectaires ayant contribué à l’essor de l’EI.

Escalade militaire et déclarations américaines

Les autorités américaines ont renforcé leur présence militaire dans le Golfe, notamment par l’envoi d’un groupe aéronaval, suscitant des inquiétudes quant au risque d’escalade. Le président américain Donald Trump a déclaré suivre l’Iran « de très près » et a évoqué l’envoi d’une « importante force » vers la région.

« Et peut‑être que nous n’aurons pas besoin de l’utiliser », a‑t‑il ajouté, tout en soulignant que des renforts étaient déployés « juste au cas où ». Parallèlement, plusieurs compagnies aériennes ont suspendu des vols dans la région, y compris vers Israël, face à la perspective d’un affrontement.

Réactions de Téhéran

Les autorités iraniennes ont réaffirmé leur détermination à se défendre. Le porte‑parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a déclaré que l’Iran privilégiait les voies diplomatiques mais que ses forces armées « répondront fermement à toute violation de la souveraineté du pays ».

Ces déclarations entretiennent un climat d’incertitude, alors que les discours bellicistes se multiplient des deux côtés et que les acteurs régionaux se repositionnent.

Un risque d’embrasement généralisé

Les menaces de Kataib Hezbollah et les mouvements de forces américains illustrent la fragilité de la situation. Toute confrontation directe pourrait impliquer un large éventail d’acteurs régionaux et internationaux, rendant le moindre incident potentiellement explosif.

Pour l’heure, la région reste en alerte maximale, et les prochains jours seront déterminants pour savoir si les tensions retomberont ou basculeront vers une escalade plus large.

source:https://www.aljazeera.com/news/2026/1/26/iraqs-kataib-hezbollah-warns-of-total-war-if-iran-is-attacked

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