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Netanyahu annule une réunion de sécurité avec Lapid sur l’Iran et Gaza

par Sara
Israël, Iran, Palestine, États-Unis

Le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu a annulé mardi au dernier moment une réunion d’information de sécurité prévue avec le leader de l’opposition Yair Lapid, selon les médias israéliens, alors que l’opposition affirme être ignorée depuis plus de deux mois. Le report, officiellement justifié par des « contraintes d’agenda », survient au cœur d’une période de fortes tensions régionales et de débats intenses sur la gestion de la sécurité nationale.

Les raisons invoquées par l’opposition

Yair Lapid avait demandé cette séance d’information pour évoquer plusieurs dossiers sensibles liés à la sécurité. Parmi les motifs figurent les tensions avec l’Iran et les discussions en Israël en prévision d’une éventuelle action américaine contre Téhéran.

La demande s’inscrivait également dans le contexte de l’évolution du cessez-le-feu à Gaza et des initiatives diplomatiques internationales, éléments que l’opposition jugeaient prioritaires pour une coordination nationale.

Un calendrier et des échanges tendus entre bureaux

Selon les informations disponibles, le bureau de Lapid a formulé trois demandes distinctes de rencontre depuis leur dernier entretien, il y a environ deux mois. Le 11 janvier, la demande a reçu pour seule réponse un message laconique indiquant qu’on « reprendrait contact ultérieurement ».

Une seconde démarche envoyée via une application de messagerie a été lue par le bureau du Premier ministre sans qu’une réponse ne suive, puis une troisième requête est restée sans suite. Finalement, la réunion a été fixée pour mardi avant d’être annulée peu avant l’heure prévue, officiellement pour des raisons d’emploi du temps.

Une obligation légale rappelée par l’opposition

L’opposition rappelle que la loi israélienne prévoit au moins une réunion d’information entre le Premier ministre et le chef de l’opposition au moins une fois par mois. Lapid a dénoncé l’absence de coordination régulière « en pleine escalade régionale », jugeant indispensable un échange direct sur les risques et les options stratégiques.

Un climat politique déjà fortement dégradé

Les relations entre Netanyahu et Lapid sont marquées par de profondes divergences politiques. Elles se sont aggravées notamment autour du refus du gouvernement de créer une commission d’enquête officielle sur les défaillances du 7 octobre 2023 et des projets de loi visant à exonérer une partie des ultra‑orthodoxes du service militaire, qui suscitent une forte opposition.

Sur le plan institutionnel, l’opposition multiplie les tentatives pour provoquer des élections anticipées depuis plus de deux ans, sans succès ; Netanyahu, lui, maintient son gouvernement de coalition de droite en place depuis la fin de 2022.

Défis judiciaires et responsabilité internationale

Le Premier ministre est par ailleurs confronté à des procédures judiciaires internes pour des affaires de corruption susceptibles d’entraîner une condamnation, et il fait face depuis 2024 à une convocation liée à une enquête de la Cour pénale internationale concernant des accusations graves liées au conflit à Gaza. Ces dossiers alimentent la controverse politique et compliquent davantage la scène intérieure.

La situation humanitaire à Gaza

La crise humanitaire à Gaza demeure un élément central des préoccupations. Des bilans font état de dizaines de milliers de victimes palestiniennes — notamment des enfants et des femmes — et de centaines de milliers de blessés depuis le début des hostilités. Ces chiffres alimentent un débat international intense sur la conduite des opérations.

Un accord de cessez‑le‑feu est entré en vigueur le 10 octobre 2025, mais des violations quotidiennes sont signalées depuis, avec des pertes humaines et des destructions qui se poursuivent dans la bande de Gaza.

Conséquences politiques

Le report répété des réunions entre Benjamin Netanyahu et Yair Lapid renforce les critiques de l’opposition sur la gestion collective des enjeux de sécurité. En pleine instabilité régionale, l’absence de dialogue périodique entre les principales forces politiques alimente les inquiétudes sur la capacité des autorités à élaborer une stratégie partagée.

source:https://www.aljazeera.net/news/2026/1/27/%d8%a5%d8%b9%d9%84%d8%a7%d9%85-%d8%b9%d8%a8%d8%b1%d9%8a-%d9%86%d8%aa%d9%86%d9%8a%d8%a7%d9%87%d9%88-%d9%8a%d9%84%d8%ba%d9%8a-%d8%a5%d8%ad%d8%a7%d8%b7%d8%a9-%d8%a3%d9%85%d9%86%d9%8a%d8%a9-%d9%85%d8%b9

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