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Israël bombarde Gaza — fillette meurt de méningite, crise sanitaire

par Sara
Palestine (Gaza), Israël

Les bombardements israéliens se sont intensifiés dans plusieurs secteurs de la bande de Gaza, tandis que le système de santé du territoire s’enfonce dans une crise aiguë : une fillette est récemment décédée des suites d’une méningite, selon les autorités sanitaires locales. Cette situation alarme les hôpitaux déjà surchargés et met en évidence la fragilité des structures médicales face à une possible propagation d’épidémies dans les camps et lieux de déplacement. Le terme « Gaza crise sanitaire » revient dans les déclarations des responsables médicaux pour résumer l’urgence actuelle.

Bombardements et opérations militaires

Des frappes aériennes et des tirs d’artillerie ont ciblé des positions à l’est de plusieurs villes, notamment dans les secteurs de Deir al-Balah et de Khan Younis, selon des correspondants sur place. Des chars ont multiplié les tirs et, depuis l’aube, des opérations de forage et de démolition menées par l’armée ont provoqué au moins deux explosions violentes dans le nord, dans la région de Jabalia.

Plusieurs maisons évacuées ont été visées par des raids, et les véhicules blindés postés à l’est de la ville de Gaza ont ouvert le feu vers les quartiers orientaux. L’armée a par ailleurs affirmé que l’aviation avait tué un jeune homme après qu’il se fut approché d’une zone dite sensible et représentait selon elle une menace.

Bilan des violations et impacts humanitaires

Depuis l’entrée en vigueur d’un accord récent, les autorités rapportent de nouveaux incidents et violations qui ont fait, selon les bilans publiés, plusieurs centaines de victimes civiles. Ces incidents s’ajoutent à l’héritage d’une guerre commencée le 7 octobre 2023 et qui, d’après les comptages disponibles, a causé des pertes humaines et des dégâts massifs aux infrastructures civiles.

  • Nombre de victimes depuis les dernières violations signalées : plusieurs centaines de morts et blessés.
  • Destruction étendue des infrastructures civiles : une large part du parc hospitalier et des centres de soins a été affectée.
  • Estimation des besoins de reconstruction : des dizaines de milliards de dollars sont évoqués pour la remise en état des infrastructures essentielles.

Crise sanitaire et méningite

Le directeur de l’hôpital pour enfants du complexe médical de Nasser à Khan Younis a indiqué l’enregistrement de six cas suspects de méningite en l’espace de 48 heures, dont un qui a conduit au décès d’une fillette nommée Elin Asfour. Les autorités hospitalières tirent la sonnette d’alarme face au risque de contagion dans les tentes des déplacés, où l’entassement et les conditions sanitaires précaires favorisent la transmission.

Les équipes médicales insistent sur la rapidité nécessaire pour contenir la maladie, mais signalent des moyens considérablement réduits et un manque criant de médicaments et de fournitures. Dans ce contexte, la détection précoce et l’isolement des cas sont rendus difficiles.

Hôpitaux à l’agonie et pénuries

Le directeur du principal complexe hospitalier du territoire a décrit une situation sanitaire au pire de son histoire récente, avec plus de 70 % des médicaments épuisés, y compris des traitements vitaux. Les hôpitaux fonctionnent désormais à capacité minimale : seuls seize établissements restent opérationnels, tandis que des dizaines d’autres ont été détruits ou mis hors service.

Les preneurs de décision sanitaires soulignent également l’impact du ciblage des services d’urgence : de très nombreux véhicules d’ambulance ont été frappés, plusieurs stations de production d’oxygène ont été détruites, et les réserves de produits sanguins sont proches de l’épuisement. Ces facteurs réduisent dramatiquement la capacité à soigner les blessés et les patients en soins intensifs.

Personnel soignant et appels à l’aide

Malgré les risques et les pertes humaines au sein du personnel médical, les équipes continuent d’assurer des soins dans des conditions extrêmes. Les responsables hospitaliers dénoncent le décès de nombreux membres du personnel de santé et l’arrestation de plusieurs autres, ce qui fragilise encore davantage la réponse sanitaire.

Les directeurs d’hôpitaux lancent des appels pressants pour la levée des restrictions d’entrée des médicaments et du matériel médical, estimant que sans réapprovisionnement rapide et sans ouverture des passages, des vies continueront d’être perdues inutilement. Ils réclament une intervention internationale urgente pour permettre l’acheminement des aides indispensables.

source:https://www.aljazeera.net/news/2026/1/28/%d8%b9%d8%a7%d8%ac%d9%84-%d9%85%d8%b1%d8%a7%d8%b3%d9%84-%d8%a7%d9%84%d8%ac%d8%b2%d9%8a%d8%b1%d8%a9-%d9%82%d8%b5%d9%81-%d9%85%d8%af%d9%81%d8%b9%d9%8a-%d8%a5%d8%b3%d8%b1%d8%a7%d8%a6%d9%8a%d9%84%d9%8a-4

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