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La police britannique a arrêté samedi à Londres le militant des droits humains Peter Tatchell alors qu’il participait à une manifestation en soutien au peuple palestinien, affirme son organisme de défense des droits. Tatchell tenait une banderole portant, entre autres inscriptions, le slogan « globaliser l’intifada ».
L’arrestation lors de la marche
Selon son organisation, Peter Tatchell, militant de longue date âgé de 74 ans, a publié une photo sur la plateforme X pendant la manifestation montrant la banderole. Peu après, la police l’aurait interpellé en invoquant ce même slogan.
Les autorités policières avaient prévenu le mois précédent que certaines forces procéderaient à des arrestations en cas d’utilisation ou d’affichage de ce slogan, l’associant, selon elles, à des actes antisémites. Cette position a provoqué une vive polémique autour de l’interprétation et de la criminalisation de mots ou de slogans politiques.
Réactions et accusations de restriction des libertés
La structure qui défend Peter Tatchell a qualifié l’arrestation d’« attaque contre la liberté d’expression ». Elle a ajouté que le terme « intifada » n’est pas, en soi, un délit et que la police fait un usage excessif de ses pouvoirs en le présentant comme tel.
Selon cette organisation, l’incident s’inscrit dans une tendance inquiétante visant à restreindre et criminaliser de plus en plus les manifestations pacifiques.
Contexte des mobilisations et procédures en cours
Récemment, les autorités britanniques avaient déjà procédé à l’arrestation de 86 personnes lors de rassemblements de soutien aux militants du groupe Palestine Action. Ces interpellations faisaient suite à des actions en soutien à un gréviste de la faim, Omar Khaled, en grève depuis plusieurs jours au moment des faits.
Par ailleurs, huit membres de Palestine Action restent emprisonnés et mènent depuis plus de deux mois une grève de la faim pour protester contre leur détention sans mise en accusation formelle.
Évolution du mouvement Palestine Action
Fondé en 2020, le mouvement Palestine Action s’est fait connaître au Royaume-Uni par des actions directes menées notamment après les frappes sur Gaza à partir d’octobre 2023. Ces opérations visaient des sites de sociétés liées au secteur de la défense et ont, d’après le gouvernement, entraîné des dégâts matériels à des aéronefs militaires.
En juillet 2025, la Chambre des communes a voté la proscription du mouvement et l’interdiction de ses activités, décision contre laquelle Palestine Action a immédiatement déposé un recours, jugeant le classement dépourvu de fondements juridiques suffisants.