Le satellite de reconnaissance russe Luch, aussi connu sous le nom Olymp et répertorié par NORAD sous le numéro 40258, aurait été entièrement détruit à la suite d’une collision avec des débris spatiaux, selon la société suisse de surveillance spatiale S2A Systems. Pour l’heure, il n’est pas établi si cet incident est accidentel ou le fruit d’un acte délibéré. La Russie n’a formulé aucun commentaire public sur cet événement. Luch avait été lancé en septembre 2014 et a attiré l’attention des observateurs en raison de ses manœuvres.
Les manœuvres du satellite, qui se repositionnait fréquemment le long de la ceinture géostationnaire, ont longtemps suscité l’intérêt des spécialistes en surveillance, notamment pour sa proximité avec des satellites de télécommunications étrangers pendant de longues périodes.
En 2015, Luch a réalisé une manœuvre entre deux satellites d’Intelsat, entraînant une protestation officielle des États-Unis. Trois ans plus tard, Florence Parly, alors ministre des Armées, a accusé publiquement la Russie d’un acte d’espionnage visant le satellite militaire franco-italien Athena-Fidus pour intercepter des communications sécurisées.
Au fil des années, plusieurs rapports ont lié Luch aux services de sécurité russes (FSB), le présentant comme une composante des efforts plus vastes de renseignement électronique menés par Moscou.