La France a enregistré 1 878 décisions d’investissements internationaux en 2025, soit une hausse de 11 % par rapport à 2024, selon le bilan publié jeudi par Business France. Cet ensemble de projets a permis la création ou le maintien de 47 734 emplois, malgré un contexte international marqué par des incertitudes et des tensions géopolitiques. L’organisme précise que cette progression reflète en partie une comptabilisation plus exhaustive des projets à l’échelle communale, notamment pour les ouvertures de points de vente. « La France confirme son positionnement comme destination de premier plan pour les investisseurs étrangers », souligne Business France dans un communiqué. L’organisme rappelle d’ailleurs que le 8e sommet Choose France, évènement destiné à attirer les investissements étrangers en France, avait battu en mai dernier un nouveau record avec 20 milliards d’euros de projets annoncés sous les ors du château de Versailles. « Dans un contexte de concurrence internationale accrue et de fortes tensions géopolitiques, la France démontre une nouvelle fois sa capacité à rester dans la course », s’est félicité Nicolas Forissier, ministre délégué au Commerce extérieur et à l’Attractivité, cité dans le communiqué.
Vue d’ensemble européenne et répartition des emplois
Les investissements recensés en 2025 proviennent de 61 pays différents, avec une nette dominance européenne: 72 % des projets et 56 % des emplois relèvent du partenariat avec l’Union européenne. En matière d’emplois, les États-Unis restent le premier pays contributeur, à l’origine d’environ un quart des postes, suivis par l’Allemagne et l’Italie qui complètent le podium. Parmi les projets, les créations de sites continuent de représenter la majeure partie des investissements (62 %), devant les extensions (30 %) et les reprises (3 %). Ces reprises ont toutefois joué un rôle déterminant dans la préservation du tissu industriel et des emplois, avec quelque 5 249 postes sauvegardés après la reprise de sites en difficulté. Le nombre total d’entreprises étrangères porteuses d’au moins un projet s’établit à 1 021, dont un tiers de primo-investisseurs, signe d’un attrait renouvelé pour la France.

Les chiffres dévoilent une dynamique en partie due à une meilleure prise en compte de l’impact local: « comptabilisation plus exhaustive à l’échelle communale », indique l’organisme pour expliquer la hausse par rapport à l’an passé. Pascal Cagni, président de Business France, a souligné que la France résiste grâce à des fondamentaux jugés solides et à une localisation stratégique pour toucher le marché européen, tout en rappelant l’importance d’un réseau de transport et d’infrastructures performant et d’un vivier de talents reconnus. Dans un entretien, il a également évoqué, selon les sources, le « paradoxe français » face à des évolutions économiques récentes.
Périmètre et implications pour l’emploi et les territoires
À l’échelle des projets menés en 2025, 1 021 entreprises étrangères ont porté au moins un investissement en France, et 315 d’entre elles sont des primo-investisseurs, ce qui montre une diversité et un renouvellement des porteurs de projets. Les créations de sites, qui restent le moteur des investissements, ont représenté 522 décisions, suivies par les projets de production (472) et les centres de décision (299). Les sites en création et les extensions renforcent le tissu économique local, alors que les reprises près de 48 sites en difficulté ont protégé plus de 5 000 emplois. Les chiffres, bien que supérieurs à 2024, ne retrouvent pas totalement les niveaux observés avant la pandémie, mais traduisent une attractivité soutenue et une certaine stabilité retrouvée après la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024 et les épisodes d’incertitude politique.
