Une juge fédérale a rejeté les deux chefs d’accusation visant la peine de mort dans l’affaire Luigi Mangione, accusé du meurtre du directeur du plus gros groupe d’assurance santé américain à New York en 2024. La décision, relayée par plusieurs rédactions, maintient Mangione en détention et le laisse exposé à d’autres peines pour les charges restantes. Mangione, 27 ans et fils d’une famille aisée de Baltimore, est notamment poursuivi pour meurtre dans l’État de New York après avoir été accusé d’avoir tiré sur le directeur de UnitedHealthcare, Brian Thompson, 50 ans, dans une rue de Manhattan le 4 décembre 2024; l’arrestation a suivi cinq jours plus tard dans un McDonald’s en Pennsylvanie, à environ 370 kilomètres du crime. La procédure fédérale et la procédure dans l’État de New York avancent sur deux fronts distincts: la sélection des jurés du procès fédéral doit commencer prochainement (le calendrier prévoit le 8 septembre pour les jurés et le 13 octobre pour les débats), et le procès dans l’État n’a pas encore de date fixée. Cette affaire est devenue un symbole des tensions entre les critiques des assurances et les ambitions pénales du système judiciaire américain, et elle a suscité des débats sur l’application de la peine de mort dans le contexte des crimes impliquant des grandes entreprises.

Luigi Mangione échappe à la peine de mort selon une juge fédérale
Dans sa décision, la juge Margaret Garnett a rejeté les deux chefs d’accusation qui visaient la peine de mort, à savoir le meurtre et l’utilisation d’un pistolet équipé d’un silencieux. Restent deux chefs d’accusation de harcèlement, portant sur la traque de la victime et passibles de la prison à vie. Le texte de la décision précise que le choix «vise uniquement à écarter la peine de mort comme châtiment que le jury pourrait envisager», a justifié la juge dans sa décision. L’homme de 27 ans reste toutefois poursuivi pour meurtre dans une autre procédure au niveau de l’État de New York, dans laquelle il risque également la prison à vie. La sélection des jurés du procès fédéral commencera le 8 septembre et les débats le 13 octobre. La date du procès dans l’État de New York n’a pas encore été fixée et, dans les deux cas, Mangione a plaidé non coupable des accusations portées contre lui. Il est reproché à ce fils d’une famille aisée de Baltimore d’avoir tiré sur le directeur de UnitedHealthcare, Brian Thompson, 50 ans, dans une rue de Manhattan le 4 décembre 2024; il s’était ensuite enfui avant d’être arrêté cinq jours plus tard dans un McDonald’s en Pennsylvanie, à environ 370 kilomètres du lieu du crime. Ses passages au tribunal ont été marqués par la présence de soutiens, le plus souvent des jeunes femmes.
Cette décision a été dramatisée par les dépêches comme un tournant dans les débats autour de la peine de mort au niveau fédéral, même si Mangione reste exposé à une autre peine maximale dans le cadre de la procédure étatique. Des témoins et des observateurs ont souligné que la décision fédérale ne met pas fin à la trajectoire judiciaire complexe entourant l’affaire, qui continue d’attirer l’attention médiatique et des militants des deux camps, notamment sur le rôle des grandes entreprises d’assurance santé dans le système de santé américain.
Procès fédéral et procédure parallèle dans l’État de New York
Sur le volet fédéral, l’administration et les services judiciaires ont tenté d’imposer la peine capitale; l’article RTL rappelle que l’administration Trump avait demandé que la peine de mort soit requise, alors que Joe Biden avait mis en pause l’application de cette sanction au niveau fédéral. La décision rendue est donc présentée comme un revers pour l’administration Trump, même si Mangione demeure poursuivi pour deux chefs d’accusation supplémentaires et, parallèlement, pour le meurtre dans l’État de New York. Le procès fédéral est programmé avec une date de début des débats et des procédures clairement établie, tandis que le dossier étatique reste indécis quant à une date exacte.
Dans le cadre de l’État de New York, Mangione est également poursuivi pour le même crime, mais les détails et le calendrier restent flous: la date du procès dans l’État n’a pas été fixée à ce stade. L’affaire illustre ainsi un dédoublement des voies judiciaires, avec des règles et des charges qui évoluent selon les juridictions et les accusations, et où le sort de Mangione dépendra de deux procédures distinctes menées parallèlement.
En dehors des chiffres et des dates, l’affaire a été observée comme un indicateur de la manière dont le système judiciaire américain gère les affaires sensibles impliquant des grandes entreprises et des crimes violents. Les observateurs notent que, même sans condamnation à la peine capitale, Mangione fait face à une incertitude juridique importante et à une procédure complexe qui se poursuit sur deux fronts, suscitant un intérêt soutenu du public et des média. Le dossier demeure sous haute surveillance médiatique et judiciaire, alors que les deux volets du dossier poursuivent leur cours, sans qu’une date précise soit fixée pour l’État et avec un calendrier établi pour le fédéral.