Table of Contents
Un projet annoncé par Bercy pourrait transformer l’avenir des invendus alimentaires en entreprise. Selon les déclarations faites ce vendredi 30 janvier, les salariés pourraient repartir avec des produits non vendus sans obstacles administratifs habituels, une perspective qui pourrait s’étendre dès le printemps prochain. Dans un contexte où jusqu’à présent les invendus devaient être signalés à l’Urssaf et traités comme un avantage en nature, cette mesure vise à limiter le gaspillage et à renforcer le lien entre employeurs et salariés.
La mesure en détail et ce qu’elle change pour les salariés
La nouvelle règle est présentée comme une simplification du cadre qui régit les dons internes dans les entreprises. « Ces produits se périment officiellement ce soir. Donc, je ne sais pas encore quoi en faire. Mais c’est vrai, qu’à l’avenir, je pourrais en faire bénéficier mes salariés » avance-t-il dans le reportage ci-dessus. L’idée est aussi de réduire le coût lié au gaspillage et d’offrir une récompense tangible aux salariés qui travaillent quotidiennement dans les commerces.
Le gérant, Bertrand Anne, rappelle que « Le fait de pouvoir en faire bénéficier nos salariés, ça va laisser un avantage en nature quand même parce que ça les fidélise dans leur travail. Et nous, ça nous évite de jeter et d’avoir à mettre des produits à la poubelle » souligne le gérant.
Une salariée s’exprime aussi : « Ça va nous aider aussi dans notre quotidien. Des fois, si on a des petites choses pour amener à la maison, ça va toujours nous faire plaisir » confie une hôtesse de caisse.
À Caen et dans les commerces de bouche, l’application pratique est évoquée par Stéphanie Adnet, gérante de boulangerie : « Le soir, on compte à peu près entre 5 et 10 pièces de pain d’invendus, quelques viennoiseries. C’est vrai que ça donne une aide supplémentaire sans les charges à payer dessus » indique Stéphanie Adnet.
Les autorités précisent toutefois que ces dons resteraient plafonnés entre 100 et 500 euros par an et par salarié, afin de cadrer la mesure et d’éviter les dérives.

Cadre, plafonds et modalités existants
La mesure s’inscrit dans un cadre existant où la loi prévoit déjà que les invendus soient donnés en priorité aux associations. Pour les très grandes surfaces, c’est même une obligation. Les détails du dispositif évoquent des plafonds entre 100 et 500 euros par an et par salarié, afin de limiter l’impact financier et d’assurer une certaine équité entre les entreprises de tailles différentes.
Des effets locaux et pratiques sur les commerces de bouche
Sur le terrain, les commerces adoptent une approche pragmatique. Dans le témoignage d’un gérant de Caen, les invendus pourraient devenir un avantage pour les salariés, renforçant leur loyauté tout en réduisant le gaspillage. De son côté, une boulangère locale décrit les invendus du soir et la dimension utile de l’initiative : « Le soir, on compte à peu près entre 5 et 10 pièces de pain d’invendus, quelques viennoiseries. C’est vrai que ça donne une aide supplémentaire sans les charges à payer dessus » indique Stéphanie Adnet.
Si les contours restent à préciser, l’objectif est clair: limiter le gaspillage, soutenir le pouvoir d’achat des salariés et compléter les dons déjà obligatoires vers les associations. Le calendrier demeure incertain en l’absence de détails supplémentaires, mais la référence au printemps comme échéance initiale donne une ligne directrice pour les professionnels et les associations concernées.