Accueil ActualitéTéhéran salue les pourparlers et revendique l’enrichissement

Téhéran salue les pourparlers et revendique l’enrichissement

par Sara
Iran, États-Unis, Oman

Téhéran a qualifié dimanche de «pas en avant» les pourparlers récents entre délégations iranienne et américaine, tout en réaffirmant avec force son droit à poursuivre l’enrichissement d’uranium. Le président Masoud Pezeshkian a salué la tenue des discussions, qu’il a présentées comme une poursuite de la stratégie iranienne de règlement pacifique des différends.

Des pourparlers soutenus par une médiation régionale

Les négociations se sont conclues à Mascate après des entretiens facilités par Oman. Les équipes étaient dirigées côté américain par Steve Wittkoff et Jared Kushner, et côté iranien par le ministre des Affaires étrangères Abbas Araqchi.

Selon Téhéran, ces échanges — organisés avec l’appui de gouvernements amis de la région — constituent une avancée dans la voie diplomatique, tout en restant encadrés par des positions fermes sur des questions non négociables.

La fermeté iranienne sur l’enrichissement d’uranium

Abbas Araqchi a réitéré la position de l’Iran : le pays «insiste» sur son droit à l’enrichissement d’uranium et refuse qu’une quelconque puissance lui dicte sa conduite en la matière. «Personne n’a le droit de nous imposer de ramener à zéro l’enrichissement», a-t-il affirmé.

Le ministre a également souligné que les installations nucléaires iraniennes ont été visées par des attaques sans que cela n’aboutisse, et que la seule voie praticable demeure la négociation. Ainsi, l’Iran se dit prêt à répondre à des questions et à privilégier la diplomatie, mais sans céder à des diktats.

Une rhétorique de dissuasion sans objectif atomique

Pour tempérer certaines craintes, Araqchi a déclaré que Téhéran ne cherche pas à se doter d’une arme nucléaire. «Notre bombe atomique, c’est notre capacité à dire non aux grandes puissances», a-t-il soutenu, s’inscrivant dans une logique de dissuasion politique plutôt que d’armement.

Il a de plus rappelé que le droit de l’Iran en matière nucléaire est, selon lui, garanti par le traité de non-prolifération, et que le peuple iranien répond au respect par le respect, mais «ne tolérera pas le langage des menaces». Ces propos traduisent la volonté d’affirmer la souveraineté tout en laissant la porte ouverte au dialogue.

Choix du diplomatique ou du conflictuel

Araqchi a insisté sur le fait que la diplomatie reste la seule option viable : «Il n’y a pas d’autre choix que de négocier», a-t-il déclaré, ajoutant que les discussions portent leurs fruits seulement si les droits du peuple iranien sont reconnus.

Le ministre a en outre évoqué la résistance et l’indépendance de décision démontrées lors de la «guerre des 12 jours», soulignant que si l’autre partie choisit la voie diplomatique, l’Iran répondra par la même voie. Cette déclaration illustre l’équilibre recherché entre fermeté nationale et engagement dans les canaux de négociation.

source:https://www.aljazeera.net/news/2026/2/8/%d8%b9%d8%a7%d8%ac%d9%84-%d8%a7%d9%84%d8%b1%d8%a6%d9%8a%d8%b3-%d8%a7%d9%84%d8%a5%d9%8a%d8%b1%d8%a7%d9%86%d9%8a-%d8%a7%d9%84%d9%85%d8%ad%d8%a7%d8%af%d8%ab%d8%a7%d8%aa

Cela pourrait vous intéresser

Laisser un commentaire