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Isaac Herzog a entamé sa visite en Australie par une commémoration à Bondi, où il a déposé une gerbe au pied du monument dédié aux quinze victimes de l’attaque qui a visé des célébrants de Hanoucca sur la plage. Il a rencontré des rescapés et les familles des disparus, soulignant que l’attaque visait « les valeurs que défendent nos démocraties », notamment la sacralité de la vie, la liberté de religion, la tolérance et le respect.
Commémoration à Bondi
La cérémonie sur la plage de Bondi, lieu symbolique du drame, s’est déroulée dans une atmosphère chargée d’émotion. Plusieurs survivants et proches des victimes ont pris la parole, rappelant l’impact durable de l’attaque sur la communauté.
Par ailleurs, des images et des vidéos de la commémoration ont largement circulé, renforçant l’attention médiatique sur cette visite officielle.
Opposition au sein de la communauté juive australienne
La venue d’Herzog, invitée par le Premier ministre australien, a suscité des réactions critiques parmi certains milieux juifs du pays. Le Conseil juif d’Australie, très critique envers le gouvernement israélien, a publié une lettre ouverte signée par plus d’un millier d’universitaires et de figures publiques demandant l’annulation de l’invitation.
Cette dissension interne reflète des tensions grandissantes quant à la politique israélienne et à son écho au sein de la diaspora.
Appels à l’arrestation et mobilisations
Des groupes pro-palestiniens ont organisé des manifestations dans plusieurs grandes villes australiennes, et un collectif a appelé à une journée nationale de protestation pour exiger l’arrestation et l’audition d’Isaac Herzog. Ils invoquent notamment les conclusions d’une commission d’enquête indépendante liée aux Nations unies, qui a estimé que des responsables israéliens avaient tenu des propos assimilés à une incitation à l’extermination dans le cadre des opérations à Gaza.
En outre, ce collectif a saisi la justice à Sydney pour contester les restrictions prévues sur les rassemblements.
Mesures de sécurité et pouvoirs exceptionnels
Les autorités locales ont qualifié la visite d’événement majeur et ont déployé environ 3 000 membres des forces de l’ordre pour encadrer les manifestations. La police a reçu des pouvoirs rarement utilisés, incluant la dispersion et le déplacement des foules, la limitation d’accès à certains secteurs, l’obligation de quitter les lieux et la fouille de véhicules.
Pour des raisons de sécurité publique, la police a invité les manifestants à se rassembler dans un parc du centre-ville, tandis que les organisateurs prévoyaient de se réunir devant l’hôtel de ville historique.
Réactions politiques et tensions diplomatiques
La visite s’inscrit dans un contexte diplomatique sensible. Après l’attaque de Bondi, le chef du gouvernement israélien a accusé les autorités australiennes de laxisme face à la montée de l’antisémitisme, estimant que certaines décisions politiques alimentaient la haine dans la rue.
De leur côté, les autorités israéliennes ont rejeté les conclusions de la commission internationale évoquant des crimes graves, qualifiant le rapport de partial et mensonger. Les forces fédérales australiennes ont par ailleurs assuré qu’Isaac Herzog bénéficierait d’une protection complète pendant les quatre jours de sa visite.
La visite du président israélien en Australie, destinée à commémorer les victimes et à renforcer les liens officiels, a donc ravivé de fortes divisions et déclenché une mobilisation importante, témoignant des profondes tensions régionales et diasporiques qui continuent d’alimenter le débat public.