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Les forces armées des États-Unis ont frappé un bateau dans le Pacifique Est, tuant deux personnes et laissant un survivant signalé, a indiqué lundi le commandement militaire américain chargé de la région. Selon le communiqué, Washington a immédiatement informé la garde-côtière des États-Unis pour activer les opérations de recherche et de sauvetage en faveur du rescapé.
Le Southern Command (SOUTHCOM) a qualifié l’intervention de « lethal kinetic strike » et a affirmé que le navire était impliqué dans le narcotrafic, sans toutefois fournir d’éléments publics à l’appui de cette allégation. L’annonce n’a pas précisé les circonstances exactes de l’engagement ni le type d’appareils ayant mené l’attaque.
Un bilan qui s’inscrit dans une série d’opérations
Cette frappe intervient après une précédente opération, la semaine dernière, pour laquelle les autorités américaines avaient également revendiqué la mort de deux personnes. Depuis le début de l’année, et en particulier après un raid nocturne à Caracas début janvier que Washington est accusé d’avoir mené contre le président vénézuélien Nicolás Maduro, plusieurs attaques similaires ont été ordonnées contre des embarcations en mer.
Des observateurs et des recensements tenus par des médias estiment que les forces américaines ont mené environ 37 attaques visant 39 navires dans le Pacifique Est et la Caraïbe, faisant au moins 130 morts, chiffres incluant les victimes de l’attaque la plus récente.
Silence sur l’état du survivant et réactions
SOUTHCOM n’a pas précisé l’état médical du survivant ni les chances de sauvetage malgré l’avis transmis à la garde-côtière. Cette absence de détails suscite des questions sur la prise en charge immédiate et les suites possibles de l’opération.
Par ailleurs, la poursuite de ces frappes en eaux internationales alimente les critiques d’universitaires en droit, d’ONG et de dirigeants régionaux qui accusent les États-Unis de pratiques extrajudiciaires, estimant que Washington se comporte parfois en juge, jury et exécutant à l’encontre de personnes soupçonnées de trafic de stupéfiants.
Allégations de frappes sur des naufragés
Des rapports antérieurs affirment que la première attaque, en septembre 2025, aurait été suivie d’un second tir ayant tué des survivants accrochés aux débris du bateau. Ces allégations ont conduit des experts juridiques à déclarer qu’une telle action constituerait un crime si elle s’avérait vraie.
Les autorités américaines font face à un examen renforcé sur la légalité et la proportionnalité de ces opérations en mer, tandis que les familles des victimes et des organisations de défense des droits réclament davantage de transparence.
Preuve visuelle diffusée par le commandement
SOUTHCOM a mis en circulation une courte séquence vidéo de dix secondes montrant l’attaque : on y voit un petit bateau à moteur ciblé dans les viseurs avant d’être frappé et de provoquer une explosion. La vidéo montre ensuite que la structure de l’embarcation semble partiellement intacte mais ralentie après l’impact.
Cette image, bien que limitée, alimente le débat sur le recours à la force en haute mer et sur la nécessité d’enquêtes indépendantes pour établir les responsabilités et les circonstances exactes de ces opérations.
Au moment où les autorités militaires américaines continuent d’affirmer leur détermination à combattre les réseaux de narcotrafic en mer, les interrogations sur la légalité et les conséquences humaines de ces « attaque bateau Pacifique Est » restent vives au sein de la communauté internationale et dans la région concernée.