À Mayotte, l’actualité met en relief les leviers financiers, les équilibres politiques et les tensions sociales qui traversent le territoire. L’octroi de mer demeure un pilier des budgets municipaux, avec près de huit millions d’euros reversés en janvier. Cette ressource, directement liée à l’activité portuaire, conditionne la capacité des communes à financer les écoles, les équipements sportifs, les services sociaux et les infrastructures de proximité, dans un contexte de besoins croissants.
À l’approche des municipales de 2026, la question du rôle et de la rémunération des élus locaux revient sur le devant de la scène. Si les indemnités sont perçues comme confortables par une partie de la population, le journal rappelle surtout la lourdeur d’un mandat exercé dans des communes confrontées à l’insécurité, à la pression démographique et à des attentes sociales élevées. La compétence des élus apparaît comme un enjeu central du scrutin à venir.
Sur le plan politique, le maire de Koungou annonce sa préparation à quitter ses fonctions. Mis en cause dans une procédure judiciaire, il dresse le bilan de quinze années à la tête de la commune et affirme vouloir préserver l’intérêt général, tout en restant attentif à une décision administrative attendue.
L’actualité judiciaire demeure marquée par des faits graves, avec plusieurs affaires de violences familiales et sexuelles qui rappellent la vulnérabilité de certains publics et les limites de l’accompagnement médico-social face aux addictions et aux troubles psychiatriques.
La sécurité est également mise à l’épreuve à Sada, où des policiers municipaux ont été blessés lors d’une intervention au stade.
Sur le registre prospectif, Mayotte relance sa dynamique régionale avec l’ouverture des appels à projets Interreg dans le canal du Mozambique, en misant sur l’économie durable, la culture et la coopération. L’édition précise que les axes prioritaires couvrent l’agriculture, la formation, les droits des femmes handicapées, la lutte contre la prostitution et une réflexion sur la laïcité, complétant ainsi cette édition dense et reflétant un territoire sous fortes tensions mais en quête de structuration et de perspectives durables.