Table of Contents
Plus de 80 États membres de l’ONU ont vivement condamné, mardi, la décision d’Israël visant à étendre son contrôle sur des pans de la Cisjordanie, dénoncée comme une annexion de fait de territoires palestiniens. Selon Riyad Mansour, ambassadeur de la Palestine auprès de l’ONU, la coalition rassemblant 85 États et plusieurs organisations internationales a exprimé une « forte condamnation » de ces mesures unilatérales.
Une déclaration conjointe contre l’expansion
La déclaration conjointe rappelle que ces décisions sont contraires aux obligations internationales d’Israël et demandent leur annulation immédiate. Les signataires ont réaffirmé leur opposition à toute forme d’annexion et à toute mesure visant à modifier la composition démographique, le caractère ou le statut des territoires occupés depuis 1967, y compris Jérusalem-Est.
Ils estiment que ces actions violent le droit international, minent les efforts de paix et mettent en péril la possibilité d’un accord qui mettrait fin au conflit.
Acteurs impliqués
Parmi les États et organisations ayant apposé leur signature au communiqué figurent des pays d’Europe, d’Asie, du Moyen-Orient et d’autres régions. On compte notamment la France, la Chine, la Russie, le Canada, l’Australie, la Corée du Sud, l’Arabie saoudite, la Turquie et les Émirats arabes unis.
- L’Union européenne
- La Ligue des États arabes
- L’Organisation de la coopération islamique
Cette large coalition souligne l’ampleur de l’inquiétude internationale face aux mesures prises en Cisjordanie.
Conséquences juridiques et mises en garde
Le secrétaire général de l’ONU avait prévenu plus tôt que le plan d’enregistrement des terres en Cisjordanie pouvait conduire à la dépossession des Palestiniens et à une extension du contrôle israélien sur ces territoires.
Il a décrit le processus comme potentiellement « déstabilisant » et illégal, invoquant un arrêt fondamental rendu en 2024 par la Cour internationale de justice. La Cour avait jugé que l’occupation israélienne de la Cisjordanie et de Gaza est contraire au droit international et qu’elle doit prendre fin.
Selon cette décision, l’établissement et le maintien de colonies israéliennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est violent le droit international.
Impact sur le terrain
La reprise de l’enregistrement foncier dans la « section C » de la Cisjordanie, décidée pour la première fois depuis 1967, suscite une vive inquiétude. Cette zone représente environ 60 % du territoire de la Cisjordanie et abrite un grand nombre de colonies et d’avant-postes.
Des organisations de suivi estiment qu’environ 465 000 colons israéliens vivent en Cisjordanie occupée, répartis sur près de 300 implantations et avant-postes jugés illégaux par le droit international.
Violence et victimes civiles
Par ailleurs, mardi, un enfant palestinien de 13 ans a été tué et deux autres enfants ont été grièvement blessés dans la vallée du Jourdain, dans la partie centrale de la Cisjordanie occupée. Selon les autorités locales, les blessures auraient été causées par des munitions laissées sur le terrain par l’armée israélienne.
Les deux enfants blessés, âgés de 12 et 14 ans, ont été transportés à l’hôpital où ils reçoivent des soins. Cet incident souligne encore les conséquences humanitaires des opérations militaires et des tensions persistantes sur le terrain.