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Jour 1 456 de la guerre : les combats se poursuivent sur plusieurs fronts tandis que des pourparlers se tiennent à Genève, sans percée politique nette. D’un côté, les autorités ukrainiennes font état de nouvelles attaques meurtrières et de dégâts matériels importants ; de l’autre, responsables ukrainiens et russes qualifient les discussions de « difficiles » mais utiles. Alors que la situation humanitaire se détériore localement, des mesures diplomatiques et des réactions internationales continuent d’alimenter la tension.
Intensification des combats et bilan humain
Les autorités de la région de Zaporizhia ont indiqué qu’une série d’attaques russes a fait un mort et sept blessés au cours des dernières vingt-quatre heures. Selon leur compte rendu publié sur Telegram, les frappes ont impliqué 448 drones et 163 tirs d’artillerie, provoquant des dégâts sur 136 maisons, véhicules et autres infrastructures.
Par ailleurs, les bombardements se sont poursuivis dans la région de Donetsk, contraignant 173 personnes — dont 135 enfants — à évacuer des zones proches du front, a fait savoir le gouverneur régional. Dans la région de Dnipropetrovsk, un homme de 54 ans a été tué lors d’une attaque dans le district de Nikopol, selon les autorités locales.
Les frappes ont aussi provoqué d’importantes coupures d’électricité à travers l’Ukraine. Le ministère de l’Énergie signale notamment plus de 99 000 foyers privés d’électricité dans la région d’Odessa.
- En Russie, un habitant du village d’Aleynikovo (région de Briansk) a été tué lors d’une attaque de drone attribuée à l’Ukraine, ont rapporté les autorités régionales.
- Le ministère russe de la Défense a annoncé la prise de localités en Ukraine, citant Kharkivka (région de Soumy) et Krynychne (région de Zaporizhia).
- Le site de surveillance du champ de bataille DeepState a signalé une progression russe à Nykyforivka, dans la région de Donetsk.
- Moscou affirme avoir abattu 155 drones ukrainiens, 11 lance-roquettes et deux bombes guidées en l’espace de 24 heures.
Pourparlers à Genève : progrès techniques, blocages politiques
Les négociateurs russe et ukrainien ont conclu la deuxième journée de discussions médiées par les États-Unis à Genève, qualifiant les échanges de difficiles. Le président ukrainien a reconnu des progrès sur certains points techniques, tout en soulignant que les positions restent divergentes sur des questions politiques majeures.
Lors d’une interview, le président Zelenskyy a précisé que les interlocuteurs étaient proches d’un accord sur les mécanismes de surveillance d’un éventuel cessez-le-feu, mais que les sujets politiques, et en particulier le contrôle des territoires, avançaient plus lentement. À Washington, la Maison Blanche a estimé qu’un « progrès significatif » avait été réalisé et a annoncé l’intention de poursuivre les discussions prochainement.
Du côté russe, le principal négociateur a décrit les entretiens comme « difficiles mais professionnels » et a indiqué que de nouvelles rencontres auraient lieu sous peu. Le chef de la délégation ukrainienne a pour sa part qualifié la deuxième journée d’« intensive et substantielle », affirmant que les équipes travaillaient à préparer des décisions à soumettre aux présidents des deux pays.
Sanctions et déplacements diplomatiques
Kiev a annoncé l’imposition de sanctions contre le président biélorusse Alexandre Loukachenko, accusant Minsk de faciliter la guerre russe en fournissant notamment des relais pour des attaques de drones. Le président ukrainien a indiqué que ces mesures s’inscrivent dans une stratégie de renforcement des contre-mesures contre la Biélorussie.
Sur le plan transatlantique, une délégation de sénateurs démocrates américains, menée par Jeanne Shaheen du New Hampshire, s’est rendue à Kiev. Mme Shaheen a déclaré espérer un engagement renforcé et des actions concrètes pour faire pression sur le Kremlin.
Réactions dans le sport
La décision d’autoriser des athlètes russes et biélorusses à participer aux Jeux paralympiques de Milan-Cortina a suscité une vive réprobation en Estonie. Le ministre estonien des Affaires étrangères a qualifié cette autorisation de « honte » tant que la Russie mène sa guerre à grande échelle contre l’Ukraine.
En signe de protestation, le diffuseur public estonien a annoncé qu’il ne retransmettra pas les compétitions, affirmant ainsi son désaccord avec la présence des délégations russes et biélorusses sous leurs propres drapeaux.
Au fil de ce 1 456e jour, la combinaison de pressions militaires, de pertes civiles, de coupures d’énergie et d’initiatives diplomatiques illustre la complexité du conflit. Tandis que des négociateurs poursuivent des talks laborieux, les populations civiles restent confrontées à des déplacements et à des difficultés quotidiennes.