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Les forces armées américaines ont informé la Maison-Blanche de leur capacité à frapper l’Iran dès la fin de semaine, selon plusieurs sources. Toutefois, le président hésite encore et n’a pas pris de décision finale, tandis que des consultations intenses se poursuivent au sein de son entourage.
Renforcement militaire et mouvements sur le terrain
Washington a commencé à repositionner des moyens aériens et navals vers des zones plus proches du Moyen-Orient. Des chasseurs et des avions ravitailleurs ont été transférés depuis des bases au Royaume-Uni vers des emplacements plus proches de la région.
Parmi les renforts signalés figurent l’arrivée possible d’une grande force navale dans les prochains jours, alors qu’une autre force aéronavale est déjà en zone d’opérations. Le Pentagone procède également à des déplacements temporaires de personnels hors de la région pour se prémunir contre d’éventuelles réponses iraniennes.
Des responsables soulignent que ces mesures relèvent pour l’essentiel de préparatifs routiniers et ne signifient pas nécessairement qu’une attaque est imminente. Néanmoins, le calendrier d’une éventuelle opération demeure incertain et pourrait s’étendre au-delà du week-end.
Des options débattues à la Maison-Blanche
Le président a examiné des options favorables et opposées à une action militaire lors de réunions privées. Il consulte toujours ses conseillers et partenaires internationaux pour déterminer la meilleure voie à suivre.
Selon des conseillers, le président consacre beaucoup de temps à la réflexion avant de trancher. Les responsables de la sécurité nationale ont informé qu’ils étaient en mesure d’exécuter des frappes potentielles selon un calendrier court, mais aucune décision définitive n’a été annoncée.
Pourparlers indirects à Genève
Simultanément aux préparatifs militaires, des négociations indirectes entre délégués américains et iraniens se sont tenues à Genève pendant plusieurs heures. Les responsables américains parlent d’un « certain progrès », tout en reconnaissant que des sujets majeurs demeurent à discuter.
La porte-parole de la Maison-Blanche a indiqué que les États-Unis attendaient des éclaircissements de la part de l’Iran sur sa position négociatrice dans les deux prochaines semaines et a réaffirmé que la diplomatie restait l’option privilégiée du président, sans exclure l’usage de la force.
Un responsable américain a ajouté que Téhéran avait accepté de présenter une proposition écrite exposant des pistes de résolution des différends et que Washington l’attendait actuellement.
Alliances et consultations internationales
Les États-Unis multiplient les contacts avec leurs alliés dans la région. Il est prévu que des responsables américains se rendent en Israël pour faire le point sur l’évolution des discussions et partager les informations disponibles.
Par ailleurs, les autorités américaines ont décidé d’intensifier les renforts militaires dans la région, avec le déploiement d’une deuxième force de porte-avions attendu dans les semaines à venir. L’objectif affiché est que l’ensemble des capacités soit pleinement opérationnel d’ici la mi-mars.
Signes iraniens et craintes d’escalade
Des images satellitaires récentes montrent que l’Iran a renforcé la protection de certaines de ses installations nucléaires, utilisant notamment des couches de béton et d’importantes quantités de terre pour protéger des sites sensibles.
Ces mouvements interviennent sur fond de tensions croissantes depuis le retrait américain de l’accord nucléaire en 2018 et de la hausse des niveaux d’enrichissement d’uranium en Iran. Les experts avertissent d’un risque d’escalade vers une confrontation militaire, même si les efforts diplomatiques se poursuivent.