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Extinction Rebellion affirme que des militants climatiques aux États‑Unis sont l’objet d’une enquête du FBI, au moment où l’administration Trump mène une politique visant à affaiblir les protections environnementales. Le mouvement new‑yorkais signale que plusieurs de ses membres ont été approchés par des agents fédéraux depuis le début du second mandat présidentiel.
Des visites d’agents fédéraux selon le chapitre de New York
Le chapitre d’Extinction Rebellion à New York déclare qu’au moins sept de ses activistes ont reçu la visite d’agents du FBI depuis l’an dernier. Parmi eux, une personne aurait vu deux agents spéciaux de la Joint Terrorism Task Force se présenter à son domicile le 6 février.
Ces démarches, qui ont été rapportées publiquement par le groupe, suscitent une vive inquiétude au sein des militants, qui dénoncent une forme d’intimidation visant des actions non‑violentes.
Une enquête parallèle du Department of Justice
Parallèlement, le Department of Justice aurait ouvert une enquête concernant le groupe Climate Defiance, après une manifestation pacifique devenue virale sur les réseaux sociaux. Extinction Rebellion interprète ces enquêtes comme une manœuvre politique destinée à réprimer la dissidence environnementale.
Dans une déclaration partagée sur Instagram, le chapitre new‑yorkais a accusé l’administration d’utiliser le ministère de la Justice pour « attaquer des manifestants pacifiques » afin de satisfaire des intérêts du secteur des énergies fossiles.
Des actions directes et une visibilité internationale
Connue sous le sigle XR, l’organisation s’est fait connaître par des actions de désobéissance civile et des perturbations ciblant routes, aéroports et transports publics dans plusieurs grandes villes. Le mouvement se définit comme décentralisé, international et non‑partisan, prônant l’action directe non‑violente pour pousser les gouvernements à agir face à l’urgence climatique.
Des personnalités du mouvement climat, dont Greta Thunberg, ont déjà participé à des actions organisées par Extinction Rebellion, renforçant la visibilité médiatique du groupe.
Contexte politique et économique
Selon des analyses du secteur, des compagnies pétrolières et gazières ont apporté des financements significatifs aux structures politiques liées à la Maison‑Blanche, alimentant les craintes d’une influence accrue des intérêts fossiles sur la politique environnementale. Ces soutiens financiers coïncident avec des mesures prises par l’administration pour relâcher la régulation.
Parmi ces mesures figure l’annulation d’une décision gouvernementale de 2009 connue sous le nom d' »endangerment finding », qui servait de base juridique pour réglementer la pollution au titre du Clean Air Act. L’administration l’a qualifiée de « fraude » et a revendiqué l’opération comme un important démantèlement réglementaire.
Réactions et recours juridiques
La révocation de cette base juridique a provoqué l’alarme d’organisations environnementales et sanitaires. Plus d’une douzaine de groupes ont saisi la justice pour contester la décision, estimant que son retrait entraînera davantage de pollution, une hausse des coûts et des milliers de décès évitables.
Face à ces développements, Extinction Rebellion affirme ne pas renoncer à ses actions et considère que les enquêtes constituent une réponse politique à la pression citoyenne exercée pour la protection du climat.